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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 00:41

Mercredi 12 octobre

 

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Je viens de finir ce livre, le premier roman tahitien, le premier écrit et publié, en 1991. Et c'est (encore) une claque !

J'ai entendu Chantal T. Spitz  à la radio pour la première fois cet été. Il faut écouter cette émission, du 25 juillet 2011,  La Polynésie : rencontre avec Chantal Spitz pour découvrir l'auteur, la femme, la militante, que l'on partage ou non ses positions. Mais qui font sacrément réfléchir, obligeant  à déplacer le regard, à regarder  à travers celui de ses personnages, et affronter le sien ! Les préjugés tombent, un par un, et l'on comprend l'incompréhension... Trop tard, sans doute.

Une écriture personnelle, poétique, politique : les mots, mais aussi la syntaxe, les temps des verbes, font sens. On peut dire quelques mots du récit, marqué par l'autobiographie : une ingénieure française, Laura Lebrun,  envoyée à la moitié des années 60 en Polynésie française pour mettre en place le programme nucléaire français, tombe amoureuse du petit-fils, Terii, le Prince, d'une famille qui, sur 3 générations, symbolise l'histoire des Mãôhi et de Fenua depuis l'arrivée des premiers colons, (re?) donne toute sa noblesse à sa culture, et incarne la lutte pour l'indépendance.

Seulement une citation extraite du livre, avant de renvoyer vers la lecture de personnes qui en parlent  très bien :

"... Dans quelle terre enterrer le pito de nos enfants ? La Terre ne nous appartient pas, elle est aux générations futures. Nous sommes chez nous et nous ne voulons pas de leur centre. Ils n'ont qu'à l'installer chez eux..."

 

Un article http://www.uscupstate.edu/uploadedFiles/Academics/Undergraduate_Research/Reseach_Journal/011_ARTICLE7.pdf  et une interview  http://penser.over-blog.org/article-19277288.html, passionnants.

 

 Pierre Loti, pierre fondateur du mythe tahitien,  est littéralement atomisé,  à lire ici, sur le site d'Ile en îlehttp://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/spitz_loti.html...

 

Et  on se souvient  que même dans les Marquises de Brel, les femmes sont lascives... Pour la rime ?

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