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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 12:38
Mardi 2 juin

Elle est séparée de la baie de Kanuméra par un genre d'isthme.














                                                                                                              Les travailleurs de la mer ! Tim, c'est toi ?
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 12:13
Mardi 2 juin

Le royaume du masque et du tuba, mais il est battu par les vent s et malgré le soleil, il fait trop  froid ! Des bleus en Technicolor !





























C'est aussi là que se trouve le rocher sacré de Kunié, qu'il est interdit d'escalader.
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 11:36
Mardi 2 juin





Promenade du matin en remontant l'autre bras de la rivière. Personne, comme hier, trop tôt. De plus, les promeneurs s'arrêtent à la piscine naturelle, qui pour être vraiment grandiose, n'en demeure pas moins très exposée au vent, alors que la baie est très abritée. Les gros crabes rouges disparaissent  à mon passage, sauf un retardataire débusqué sous un tronc  contre lequel il se trouve ensuite acculé. Il esquisse un curieux pas de côté, brandissant vers moi ses pinces dans un pilou guerrier qui se veut menaçant. Sur la plage,  s'en est un autre, minuscule, qui montre les pinces, ahuri d'être au centre de cet intérêt inhabituel !














Je rencontre un pêcheur qui me rassure : "La plage est  à tout le monde, il suffit de demander ; ce qu'on aime pas, ce sont les gens qui entrent dans les champs. Après, on dit qu'on est raciste, mais c'est parce que les gens  ne savent pas."














La plage est déserte, un homme  traînant une grande poubelle de jardin noire et vêtu d'une combinaison assortie avance dans le lagon. Je suppose qu'il part pêcher.
J'enfile palmes, masque et tuba : l'eau est fraîche, mais d'une transparence incomparable ! Le fond est moins coloré qu'à l'îlôt Signal : des poissons couleur sable dont la queue arbore  un point vif destiné  à tromper l'ennemi et qui s'enfouissent dans les infractuosités sableuses, un poulpe hypocrite qui profite de son mimétisme pour se confondre littéralement avec les débris de corail, quelques patates et quelques bouquets de corail qui abritent poissons-clowns dans leurs anémones, poissons citron, zèbres, d'autres gros débonnaires striés de toutes les couleurs, une demi-douzaine de rascasses immobiles, qui à elles seules valent bien le détour, du menu fretin en pagaille et en banc, du bleu turquoise au violet , qui rebrousse chemin dans un bel ensemble  à mon approche.

Retour en compagnie des chiens : je ne sais pas pourquoi, mais je me retrouve toujours avec des bétails!


Coeur de palmier ?


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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 09:39
Lundi 1er juin

Je suis vraiment seule au bout du monde : les employés du gîte le quittent  à 14h, et je suis la seule locataire ! Je rentre  au jour tombé, seules la lune et et quelques milliers d'étoiles éclairent  la rivière. Les pins colonaires pointent vers le ciel leurs lances noires et le sable paraît phosphorescent. Un fort vent s'est levé et je ne distingue pas, qui de la mer ou du vent, gronde le plus fort ! Encore une idée de l'éternité, avant  que les quelques rares lampadaires ne s'allument.
Encore un peu, et c'est Vendredi qui entre en scène. Sauf que mon Vendredi est un peu comme le loup du petit Chaperon rouge : il possède 8 pattes velues, 2 grands  crochets menaçants et un corps tout poilu grand comme une soucoupe ! Posté sur une poutre de la charpente, immobile, juste au-dessus de mon oreiller ! Je ne tue que rarement les bestioles mais l'idée de partager ma chambre avec ce monstre n'a rien pour séduire l'amie des animaux ! Hélas, mon lancer de claquette n'est pas encore précis, et l'ônkilé (les gros mots, dans une autre langue, sont toujours plus faciles à utiliser) s'échappe ! L'inspection de dessous de lit ne révèle qu'un troupeau de vieux moutons et un mouchoir bien usagé mais desséché (au prix que l'on paye ces bungalows, on espère mieux du ménage !) et je n'ai plus qu'à sauter  à pieds joints sur le plancher pour faire fuir définitivement l'intrus ! Je me demande si le bruit de frottement entendu plusieurs fois provient de l'araignée. Je ne vais pas fermer l'oeil de  la nuit ! Finalement, le responsable du tapage nocturne est le coupable habituel, un bon gros margouillat, de bonne taille, le lare du foyer et bienfaiteur de l'humanité contre les araignées ! Enfin, j'espère !
Robinson, mon oeil !















Ne cherchez pas l'araignée, c'est seulement pour montrer une charpente traditionnelle de case, recouverte d'écorce de niaouli.
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 14:23

Lundi 1er juin















Le "lunette", et d'autres oiseaux en liberté, le pigeon vert, les martin-pêcheurs, les innombrables chouettes "en vrai",  dont la pâleur se détache  dans la lumière de la lune lorsqu'elles s'envolent...




























Le bougna de poisson de Régis (recette  à suivre),  un petit poisson aux yeux exorbités et aux minuscules nageoires vertes qui battent frénétiquement...

A suivre...
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 14:03
Lundi 1er juin

Il pleut, et la rivière qui mène à la piscine naturelle joue la carte des verts. Il n'empêche : l'eau est cristalline, les pins colonaires forment une haie d'honneur, et l'on se sent comme à l'origine du monde... Le sable est éblouissant, neigeux...
































Avec le soleil, c'est un bleu géant qui revient ou un vert émeraude, je ne sais pas ! Voilà, c'est tout ; au loin, les vagues viennent se fracasser dans un grondement qu'on croirait de colère ! Il n'y a rien  à dire...
















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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 13:35
Lundi 1er juin

Besoin d'un taxi pour visiter le paradis ? C'est la devise prometteuse de la seule entreprise de taxis de l'île, censée venir me chercher à l'embarcadère.  Le chauffeur me prend pour une autre et repart  à vide, et c'est son fils dépêché in extremis qui  revient me cueillir, bonne dernière et seule avec mon sac au bout du  quai ! Il s'excuse du détour que nous allons faire pour aller chercher du carburant chez son oncle -en effet  c'est férié- les stations sont fermées et seuls les taximen travaillent aujourd'hui. Soit ; il en profite pour me commenter le tour de l'île et des accidents du week-end, s'arrêtant sur le bas-côté pour me montrer les presque carcasses des dommages collatéraux de la foire et du mariage : "Les jeunes boivent et roulent sans permis..." Je le regarde du coin de l'oeil me demandant s'il a bien 18 ans, lui. Chez le tonton, il commande 30 pompes à sa cousine (j'imagine) qui rigole en vérifiant au passage que le vieux est au courant (vieux n'est pas péjoratif).
Environ 30 pompes plus tard (je me demande combien il en reste dans le bidon pour tenir jusque demain), nous voilà repartis au paradis, baie d'Oro.

Je sens une certaine lassitude, la mer, le lagon, du bleu, toujours du bleu, alors, la baie d'Oro, c'est ça : l'arbre à étrons !


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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 12:51
Lundi 1er juin

Les passagers pour l'île des Pins sont convoqués à 5h45, et le départ prévu à 7h. Il n'y avait plus de place sur le voyage du samedi, pour cause de foire, mais je bénéficie d'une rotation du Betico supplémentaire le lundi en raison de la même foire. J'arrive à peine en retard et prends une place dans la file d'attente déjà formée sur le quai. A 6h15, les passagers sont enfin autorisés à embarquer, après contrôle des billets. Je connais alors un grand moment de solitude d'anthologie,  à ranger dans les épisodes notables de ma courte vie de Bidochon voyageuse (mon passeport au Maroc, par exemple) : ce n'est pas le bon bateau, celui-ci appareille pour une île au nom inconnu ! Il me revient subitement que la vendeuse m'avait indiqué le quai de Nouville, de l'autre côté ! Ceux qui connaissent Nouméa comprendront,  pour les autres, inutile d'en rajouter ! Bien sûr, stationner placidement dans mon troupeau devant un bateau qui n'est pas le "Bétit'cho" ne m'a absolument pas inquiétée ! A 5h du matin ai-je une excuse ? Un moment de honte est vite passée, et puis personne n'a rien entendu  ! Prenant mon air le plus digne et le plus dégagé, les autres passagers me traiteront de touriste, je rebrousse chemin, obligeant les voyageurs engagés  à se serrer sur la passerelle et  dès le dos tourné, je prends mes jambes à mon cou pour me hâter vers l'autre quai, qui heureusement n'est pas loin ! Je fais alors celle qui sait, et je monte sur le pont que je partage avec un couple de jeunes mariés en voyage de noces, si j'en juge la vigueur et la fougue avec laquelle ils expriment leur joie d'être là ! Je ne veux pas rater l'entrée dans le lagon.















Sauf que, toujours plus forte, je parviens  à m'endormir sur les chaises en alu au demeurant totalement inconfortables du pont, dans le vacarme des moteurs et du métal qui claque dans le vent, et que nul ange gardien n'est présent pour me réveiller  à  temps ! Des années de transport en commun, debout, assise, allongée, serrée, de voyages scolaires en compagnie d'élèves braillards à côté desquels les mouettes n'ont qu'à bien se tenir, alors vous pensez bien que le vacarme des moteurs et le claquement métallique des filins dans le vent n'allaient pas faire échouer cet entraînement de chaque instant !

L'arrivée en baie de Kuto est quand même exceptionnelle !





























Des bleus  plein les yeux !
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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 13:47

Dimanche 31 mai

 

La journée est bien entamée et le temps est mitigé cochon d'Inde : il me reste 3 entrées sur le Pass' culturel acheté en arrivant sur l'île. Je garde les musées pour les dimanches vraiment très pluvieux et je fais une entorse supplémentaire à mes règles de vie : je me rends au parc zoologique et forestier de Nouméa. C'est une première : je n'ai jamais mis les pieds de près ou de loin dans un zoo ou  même un cirque. Le terme de « parc » me donne bonne conscience, après tout le parc de la Rivière bleue et celui des grandes fougères sont des lieux préservés et protégés où vivent paisiblement bêtes sauvages et plantes endémiques. J'évite la zone où sont exposés les animaux provenant de contrées exotiques pour me contenter de celle consacrée à la faune et à la flore locale. Mais c'est bien un zoo. Même si je peux admirer une magnifique roussette, drapée dans des ailes si fines et si délicates qu'on croirait de la soie, alors que je pouvais espérer au mieux en voir une en civet dans mon assiette, les petits yeux vifs d'une aautre, cousine plus petite, me regardant , me disent clairement qu'elle ne dort pas. Quoi de plus triste qu'un endroit où chauve-souris et chouettes sont éveillées le jour, où le grand calaos vit seul alors que le cartel explique qu'une fois choisie, sa partenaire l'est pour la vie et où tous les animaux vivent en volière, y compris un faucon pèlerin et un martin-pêcheur sans rien à pêcher ? La beauté des perruches de toutes sortes n'en est que plus amère.

Les seules bestioles qui respirent la joie de vivre sont faisans, coqs et poules vagabondant en toute liberté et une colonie de souris qui a pris ses quartiers d'hiver dans toutes les volières.

L'amour console de tout, même de la privation de liberté ?











                                                                                                       
Comme d'habitude, j'ai fait 3 fois le tour de Nouméa pour trouver ce zoo et si je traîne, je vais y être enfermée : l'heure de fermeture est passée depuis un moment. Impossible : j'ai acheté une boîte de « Mercalm » et réservé un billet aller-retour sur le Betico (prononcez « Bétitcho », ne me demandez pas pourquoi) et je pars demain pour l'Ile des Pins. Pourvu que le temps se rétablisse !

 

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 13:30

Samedi 30 mai

Non, Graulhette ne va encore pas à la plage, mais ça ne saurait tarder, au regard des tentatives d'évasion répétées, avec l'aide involontaire de la chienne qui ouvre la moustiquaire d'un coup de museau !

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