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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 06:07

Dimanche 23 octobre

 

Ou complainte du progrès... Kesako ?

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"...Mon frigidaire, mon armoire à cuillères
Mon évier en fer, et mon poêle à mazout
Mon cire-godasses, mon repasse-limaces
Mon tabouret-à-glace et mon chasse-filous !
La tourniquette à faire la vinaigrette
Le ratatine-ordures et le coupe friture..."

 

Réderie, braderie, brocante, vide-grenier ?

Enfin, en vrai,15 km de Dumbéa, organisé par l'Association Sportive de Magenta...

 

Déception à l'issue de de 15 km, pourtant peu vallonné : 1'12''34, alors que j'espérais confirmer le temps du 10 de Thio. Mais c'est ainsi : dès le matin, mauvais check-up - il y a des jours où l'on sait que ce ne sont pas les bons... Bad feeling, pas suffisamment de ki ! Et pourtant plan respecté scrupuleusement !

La proximité du golf me rappelle que je ferais bien de m'y mettre, depuis que j'y pense, et plus tôt que prévu !

Peu de participants, une certaine monotonie du parcours, un vent persistant et une alternance chaud-froid en raison de la couverture nuageuse. L'air embaume le niaouli et la bonne humeur régne cependant. Départ en paquet compact, après deux coups de pétard mouillé, mais dès le 3è km le peloton s'étire : les champions du jour s'installent dans leurs - premières - places et les autres prennent leurs marques dans la course. Catherine et moi démarrons ensemble, d'un accord tacite, mais nous séparons rapidement tout aussi tactiquement. Pourtant,  à l'issue de la course, nous avouons toutes deux que nous aurions volontiers déclaré forfait dès le 8è km ! La chaleur est lourde, mon petit déj' est lourd, mes jambes sont lourdes - et toujours douloureuses ! Pèse aussi la solitude du coureur de fond ! Personne  à qui parler, ou à coller au train ! Enfin, à mon allure ! Odile n'est plus qu'un petit point bleu dans le lointain, malgré son rythme trranquilleuh ! Au 13ème, un sursaut de fierté - finalement, c'est toujours le mental qui nous fait courir - me permet de remonter un, deux, trois coureurs, dont la paire qui m'avait doublé dès le 5è mais le plus jeune me rattrape définitivement au dernier kilo ! L'honneur est sauf, il est largement plus jeune que moi, un bébé coureur !

Le plaisir final demeure le podium : le faible nombre de concurrentes féminines finit par assurer la rente ! Les prix se suivent et ne se ressemblent pas, mais là, 1er prix  à l'ASM ! Chapeau - bas ! L'une d'entre nous comptabilise, et entre autres lots, depuis 6 ans, date de son arrivée sur le Caillou, 6 cassettes VHS, en plus des coupes diverses et variées aussitôt remises aux scolaires. Ou alors c'est une private-joke, du comique  de répétition ? Nous pensons en réunion de bureau proposer la remise dans le circuit de ces magnifiques prix, dont  plusieurs asptétitstes sont les heureux récipiendaires, à l'occasion de la prochaine course organisé par le club, au lieu des billets d'avion par exemple... Après tout, cette dernière de l'année est destinée à une oeuvre caritative qui pourrait ainsi recevoir plus de sous... Et peut-être retrouverons- nous l'an prochain ces fameux lots ? A moins que je n'offre le pendentif taureau aux nombreux bovidés de ma connaissance et les autres bubuseries en cadeaux à moins de 10 euros (ben ouais, faut bien convertir en équivalence francs Pacifique !) à Noël ? C'est pour de faux, l'essentiel est de participer, comme disait le daron utopiste...

 

Le classement, c'est ici...

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 04:05

Samedi 22 octobre

 

Dans notre coucou quotidien préféré, "L’ordre et la morale, le film de Mathieu Kassovitz sur les événements d’Ouvéa, ne sera pas diffusé sur les écrans du Cinécity le 16  novembre, comme partout en France. L’unique exploitant de salles de Nouméa le juge « trop polémique ». La suite sur le site, Les Nouvelles calédoniennes, samedi 22 octobre 2011...

 

Censure ou pas, il est vrai que cette interdiction pose un problème sur un territoire où il n'y a seul qu'un exploitant de salles de cinéma... Les commentaires laissés sur le site des Nouvelles témoignent de la blessure toujours à vif des Evénements et montrent toute la complexité de la situation actuelle et des incertitudes quant à l'avenir...

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 11:17

Jeudi 20 octobre

 

Je croise en rentrant de mon footing ce soir un petit garçon tout courant tout pleurant,  à vue de nez 8 ans derrière des petites lunettes  genre Harry Potter ! Ne pouvant passer mon chemin face à un tel drame, je m'arrête pour lui demander keskispasse mon gars ? "Ouin, ouin, ouin - il arrive quand même  à reprendre sa respiration entre un hoquets et  deux sanglots - ouin, ouin, c'est mon père... J'ai fait une bêtise, alors il a dit que je devais rentrer tout seul à la maison, ouin... Et elle est où, ta maison ? A la pharmacie de Ouémo"...

Il fait nuit, entre le square et la pharmacie, 500m à tout casser, mais quand on a huit ans, dans le noir, le long de la mangrove et sous les faux-mimosas, c'est le bout du monde...

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 23:13

Mercredi 19 octobre

 

1 soldat israëlien = 477 terroristes palestiniens. Mathématiques...

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 23:40

Samedi 15 octobre

 

Eternels, intemporels, romantiques à en mourir, revisités, survoltés, déjantés, deux comédiens sont Roméo et Juliette, mais aussi, en compagnie d'un troisième compère, tous les personnages de la pièce de Shakespeare modernisée pour l'occasion - Mercutio, en night clubber et DJ comte Pâris ! Tout y est, dans un décor constitué de 3 penderies multi-fonctions et de changements de costumes live, l'humour, l'époque contemporaine et quelques chansons en plus, avec un bémol cependant, concernant quelques blagues faciles et grasses... C'est très drôle, très enlevé, et toujours d'actualité : amour et haine universels ! R-J-AFFICHE-BDF-450-ok.jpg

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 06:55

Vendredi 14 octobre

 

Encore une découverte durant cet hiver, grâce à L'heure ultramarine dédiée à ce livre et son auteur, Mohammed Aïssaoui, prix Renaudot Essai et Prix RFO 2010.

Il n'est pas question de raconter toute l'histoire, mais quand même ! M. Aïssaoui découvre un lot d'archives vendu aux enchères pour la somme dérisoire de 2000 et quelques euros, qui, six mois après son attribution aux Archives départementales de la Réunion, attendait toujours son "départ". Journaliste au Figaro, l'auteur se plonge dans ces documents et est littéralement happé par cet épisode méconnu d'une Histoire qui reste à faire. Ce n'est ni un travail d'historien, ni un véritable essai, ni un roman et pourtant on est captivé de bout en bout par ce récit et son dénouement, pourtant connu d'emblée.  63810041.jpg

L'auteur dit avoir voulu rendre justice à Furcy, citant Semprun, "Sans fiction, la mémoire périt", et Modiano. On pense plusieurs souvent à la Shoah en lisant cette histoire, pour différentes raisons, outre celle-ci et même si elles ne sont pas comparables. M. Aïssaoui fait également référence aux Justes, tous ces gens qui se sont mobilisés pour un autre "au détriment d'eux-mêmes, de leur famille, de leur carrière... et notamment ces avocats, qui ont pris d'énomes risques et ont signé des plaidoieries qui méritent d'être das les manuels scolaires".

Il pose une question récurrente : "Sommes-nous responsables de nos pères ? En mal. Ou en bien." Il cite un historien spécialiste de l'histoire de la Réunion, Hubert Gerbeau : "L'histoire de l'esclavage est une histoire sans archives". S'il existe de nombreux documents concernant les familles coloniales, il n'en existe pratiquement aucun sur les esclaves. Pourtant, par exemple, de nombreux procès et affaires ont eu lieu, mais les archives ont été détruites lorsque le vent abolitionniste a commencé a souffler sur les îles. Comme les nazis ont brûlé d'innombrables archives en 1944.  Mais évidemment ce n'est pas comparable, car concernant les esclaves au départ peu de registres  - état-civil, etc - existaient. D'ailleurs, Furcy sait que sans identité, il n'y a pas de liberté.

"Qu'est-ce qui pousse un homme à tendre la main à un autre ?" et "Qu'est-ce qui se passe dans la tête de Furcy pour que, à trente ans et un ans, après toute une vie de soumission, il décide tout à coup d'aller au devant d'immenses problèmes ?". Peut-être la réponse en forme de question " Qu'est-ce qu'on est prêt à sacrifier pour la liberté, quand on en connaît pas le goût ?" L'auteur est "convaincu que Furcy a chois d'aller jusqu'au bout car il était conscient que son cas dépassait sa personne. (Lui aussi) a agi pour les autres."  Non par la révolte, mais par la voie lente et incertaine de la justice.

Enfin, comme tous les systèmes d'exploitation économique (on songe encore au système concentrationnaire nazi, dont une dimension incontestable était également économique, les grandes entreprises allemandes qui ont toujours pignon sur rue aujourd'hui doivent s'en souvenir) : "Gilbert Boucher (le procureur général qui le premier décide d'oeuvrer pour Furcy) pensait que pour comprendre une époque, il fallait observer son "modèle économique", voir comment il fonctionnait. Pour lui, l'esclavage était un redoutable système, sans doute le plus rentable qui ait jamais existé (...) On a habillé l'esclavage du vernis de la morale, de la religion (...) On l'a même habillé de considérations physiques, naturelles"... "Si l'on regardait de plus près, tout était organisé pour maintenir le système en place : l'homme considéré comme une marchandise ; l'interdiction pour les esclaves de posséder et donc de s'enrichir ; l'interdiction de s'instruire ; l'interdiction de porter plainte"...

"Les hommes ne laissent pas libres. Ils le deviennent". Le 20 décembre 1848 est proclamé pour la seconde fois l'abolition de l'esclavage. Le commissaire général de la République, Sarda-Garriga, se déplace en personne pour annoncer la bonne nouvelle. Et surtout  afin d'appliquer "sa méthode, pour éviter un bain de sang, (qui) était de faire en sorte que les esclaves continuent de travailler pour ne pas mettre l'île en faillite"... Pour des salaires dérisoires.  Mohammed Aïssaoui rappelle aussi les questions qui se sont posées alors : "... jamais vues dans un manuel historique : Quand quitter son maître ? Où habiter ? Où dormir ? Comment se marier ? Comment adopter un nom ? Toutes ces questions que l'on ne pose pas quand on naît libre et qu'on possède une identité"...

On repense à tous ceux qui erraient en Europe de l'Est à la libération sans plus aucune identité, sans  plus rien...)

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 23:15

jeudi 13 octobre

 

Tentative de suicide d'un prof = tentative de suicide d'un prof trop rigide

 

Une enquête de l'INSERM de 2002 faisait déjà des professeurs la profession la plus touchée par les suicides : 39 cas par an pour 100 000 enseignants. Devant France Telecom.

Aujourd'hui , "Les enseignants ne représentent pas, a priori, une population à risque", à lire sur le blog du Monde, ici...


 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 00:41

Mercredi 12 octobre

 

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Je viens de finir ce livre, le premier roman tahitien, le premier écrit et publié, en 1991. Et c'est (encore) une claque !

J'ai entendu Chantal T. Spitz  à la radio pour la première fois cet été. Il faut écouter cette émission, du 25 juillet 2011,  La Polynésie : rencontre avec Chantal Spitz pour découvrir l'auteur, la femme, la militante, que l'on partage ou non ses positions. Mais qui font sacrément réfléchir, obligeant  à déplacer le regard, à regarder  à travers celui de ses personnages, et affronter le sien ! Les préjugés tombent, un par un, et l'on comprend l'incompréhension... Trop tard, sans doute.

Une écriture personnelle, poétique, politique : les mots, mais aussi la syntaxe, les temps des verbes, font sens. On peut dire quelques mots du récit, marqué par l'autobiographie : une ingénieure française, Laura Lebrun,  envoyée à la moitié des années 60 en Polynésie française pour mettre en place le programme nucléaire français, tombe amoureuse du petit-fils, Terii, le Prince, d'une famille qui, sur 3 générations, symbolise l'histoire des Mãôhi et de Fenua depuis l'arrivée des premiers colons, (re?) donne toute sa noblesse à sa culture, et incarne la lutte pour l'indépendance.

Seulement une citation extraite du livre, avant de renvoyer vers la lecture de personnes qui en parlent  très bien :

"... Dans quelle terre enterrer le pito de nos enfants ? La Terre ne nous appartient pas, elle est aux générations futures. Nous sommes chez nous et nous ne voulons pas de leur centre. Ils n'ont qu'à l'installer chez eux..."

 

Un article http://www.uscupstate.edu/uploadedFiles/Academics/Undergraduate_Research/Reseach_Journal/011_ARTICLE7.pdf  et une interview  http://penser.over-blog.org/article-19277288.html, passionnants.

 

 Pierre Loti, pierre fondateur du mythe tahitien,  est littéralement atomisé,  à lire ici, sur le site d'Ile en îlehttp://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/spitz_loti.html...

 

Et  on se souvient  que même dans les Marquises de Brel, les femmes sont lascives... Pour la rime ?

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 12:10

 Mardi 11 octobre

 

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Nous sommes à Paris à la fin des années soixante dix (le film est daté, la reconstitution - ah, la mode - est parfaite, n'importe qui de l'âge de Stella à la même époque retrouve ses souvenirs, et encore plus si l'on vient d'un milieu populaire et ch'ti - Saint-Venant, pour ceusses qui connaiss'tent ! D'ailleurs, Stella, pourquoi ? L'étoile, la bière, la plage ?), dans un établissement scolaire à l'architecture classique. Stella, petite fille à l'allure réservée, y fait sa rentrée. Nous apprenons qu'elle est la seule de son collège à y être inscrite, en raison de son nom de famille en fin d'une liste. Et nous découvrons bientôt qu'elle est également la seule à venir d'un milieu populaire : ses parents sont cafetiers dans le 13è, alors que les élèves scolarisés dans ce collège viennent de milieux aisés. Ce qui ne l'empêchera pas, après une longue période de solitude, de se lier d'amitié avec Gladys, dont le père est psychanalyste et exilé argentin... Le choc est rude pour Stella, car elle comprend très vite que son univers et son mode de vie sont à des années-lumière de celui des autres élèves et qu'il lui manque les clés pour comprendre ce qu'on attend d'elle. Le déclic vient de son amitié toute neuve : Gladys respire la joie de vivre, aime la musique, tombe amoureuse, et aime passionnément lire. Stella s'y plonge, d'abord avec difficulté – la réaction de ses proches n'étant pas la moindre – et bientôt avec délices. Balzac, Duras, Cocteau sont aux premiers rendez-vous. La musique est conviée elle aussi : si la bande-son du film est omniprésente, jouant trop et trop fort les tubes de l'époque, Sheila, Eddy Mitchell, Gérard Lenorman y côtoient Lavilliers, que Gladys lui fait découvrir. Nous partageons la même émotion que Stella en réécoutant 15eround... Stella, tiraillée entre son univers et celui de l'école, aussi impitoyables l'un que l'autre, attrape ce qu'elle appelle sa chance. La prof d'histoire-géo, saluant sa progression tout au long de l'année, la complimente pour son esprit de synthèse. La petite fille ne connaît pas le sens du mot, mais c'est ce qu'elle incarne, avec cette chance saisie au vol. Dommage que la vision des classes sociales soit aussi stéréotypée : dans les milieux populaires, on boit, on fume, on se couche à pas d'heure, on se trompe, on violente, certainement en réponse à la violence de la vie et Stella subira aussi dans sa chair cette violence... Benjamin Biolay, père de la petite fille, est parfait en looser alcoolique et Guillaume Depardieu, mutique et écorché, nous rappelle combien il nous manque. Pas un chef d'oeuvre, mais un film attachant, optimiste ; d'ailleurs les élèves ne s'y sont pas trompés, applaudissant avec enthousiasme le générique

final...

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 04:04

Samedi 8 octobre

 

Avec le retour de l'été, retour des grands concerts de plein air et de fin d' année, Tiken Jah Fakoly et Yannick Noah au programme... Même combat ?

Je ne répèterai pas que la Calédonie-Kanaky est territoire reggae, public acquis et fidèle, et à l'image de sa population, de toutes les couleurs. C'était donc, presque, un grand soir au centre Tjibaou...  Les drapeaux étaient de sortie, les cigarettes à l'eucalyptus aussi, l'air d'abord  frais s'est rapidement réchauffé. Reggae militant, engagé, mais festif.Bon son, bon feeling, bon show, très pro. Le bassiste et le guitariste ont coiffé les couleurs de la Kanaky, les cuivres portent celles du Burkina-Fasso, deux musiciens jouent d'instruments  africains, tambour et guitare de poche, et plus impressionnant, une magnifique kora -j'ai cherché le nom, je l'avoue.  Tiken Jah, stature imposante, drapée dans une large tunique africaine et regard habité, dépense une sacrée énergie. Inlassablement, il chante au service de son combat pour l'Afrique : ce ne sont pas de vains mots ou des notes qui s'envolent, puisqu'il y met aussi les sous qu'il gagne. Respect.

 

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