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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 19:47

Samedi 18 décembre

 

C'est là : Ouémo, Normandie; et les autres.quartiers.gif Sur Google maps...

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 19:37

Samedi 18 décembre

 

Happy birthday to you, sista' !

Pour l'occasion, un bouquet de fleurs de cactus (sans rire), grands comme des petits abres, qui fleurissent à gogo dans Ouémo - Ouémo, c'est mon quartier...C'est la fleur du dragon, enfin celle du fruit du dragon, le pitaya.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 13:15

Vendredi 17 décembre

 

Pour la première fois, un condamné à mort étasunien est exécuté à l'aide d'un mélange de 3 substances, dont l'une est un produit vétérinaire, destiné à euthanasier les animaux...

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 11:13

Vendredi 17 décembre

 

Ce soir, je participais à ma première corrida nouméenne, 39è du genre. 5km230, 2 boucles, Palm Beach - Le Surf - Palm Beach, pour ceux qui connaissent. Records à battre, 15'41" chez les hommes, 1993, 16'33" pour les dames, 1995. Annulée la semaine dernière en raison des obsèques de Jacques Lafleur. Comme en France, cette course clôt la saison, c'est la trève des confiseurs.

Et ce fût - pour moi, j'entends - un grand moment, un de plus ! Vous me direz, tu n'exagères pas un peu, avec tes grands moments, tu n'en rajoutes pas ? Ben nân, pourquoi... Le dernier était le Musikany et l'atmosphère extraordinaire qui y planait, samedi dernier...Non, l'avant-dernier, un autre grand moment  a égayé ma semaine, mardi, le jour de la salade tahitienne et des crevettes coco combaya... Un genre de record, de calculs savants, tous faux et partiaux évidemment, mais c'est un autre problème...

L'an passé, souvenez-vous, pas de corrida, j'étais dans le plâtre.  Enfin, pas moi, mais mon avant-bras gauche. Vous me direz, pour courir, pas besoin de bras ? Certes, mais, pas de bras, pas de chocolat.  Vous me direz, quel rapport ? Aucun, sauf que Lucas, Océane et Marguerite, tous trois handicapés moteur, balancaient allègrement dans le public clairsemé  mais chaleureux qui suivait la course le long des plages de l'Anse-Vata petites pralines (en langue vernaculaire belge, chocolats)  et fraises Tagada, grâce  à nos petits bras musclés - et nos petites jambes aussi ! 2 joëlettes et un fauteuil pour boucler le dernier tour, mené à un train d'enfer - si, si, il a fallu ralentir -par 7 coureuses, je dis bien coureuses, car quand il y a 6 femmes pour un homme, le féminin l'emporte sur le masculin, et l'Académie, ce repaire de vieilles ganaches machistes valétudinaires, n'a qu'à bien se tenir. J'aime beaucoup ce mot, joëlette, qui sonne comme goélette...

Alors la joëlette, kesako ? Ce n'est pas la petite Joëlle, quoique :

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"L’invention de la Joëlette revient à un accompagnateur en montagne, Joël Claudel, qui voulait pouvoir continuer à emmener en balade Stéphane, son neveu myopathe." A lire sur le site Handi Cap Evasion...

Donc, nous, tout pareil. L'initiative en revient  à deux licenciées de l'ASPTT, Régine et Ingrid, qui travaillent au Comité de la Province Sud pour le Sport Adapté et Handisport et qui ont commencé cette année à faire participer régulièrement ces enfants et adultes aux courses (des femmes, encore des femmes...).

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Sur le Kilo du Ouen Toro, il y a 15 jours, remember... Qui est une sacrée cote ! Nous, c'était tout plat !  3 fois 2, un remplaçant, un changement d'enfant  à la première boucle, ces deux-là finiront d'ailleurs la course en fauteuil crevé ! A l'avant, c'est facile, il faut seulement changer de bras de temps en temps, le plus gros du boulot revient au barreur à l'arrière, qui soufflait, le pôvre ! Il faut le soulager en tirant un peu et j'imagine qu'en montée, c'est l'accompagnateur avant qui fait tout le boulot ! Il doit surtout veiller  à maintenir l'équilibre de la bête. Le plus difficile, finalement, était de courir à 19 h par 30° sous un bonnet de mère Noël ! Sinon, je n'ai jamais été ni applaudie et encouragée sur une course, ni précédée d'un motard qui ouvrait la route tout en nous protégeant des autres coureurs qui revenaient droit sur nous, claquant leur second tour comme des bâmbes, alors qu'un autre fermait la marche, enfin la course, nous courions, quand même ! Une voiture-balai,  à la limite, peut-être, une fois... Mais c'est une autre histoire. Sur fond de magnifique coucher de soleil sur le Pacifique ! Et le principal fût le plaisir non feint et non dissimulé du petit Lucas, qui venait d'écrire sur son mur Facebook qu'il s'ennuyait déjà alors que les vacances commencent à peine, que nous avions en charge, et d'Océane et Marguerite, cette dernière ayant effectivement finit la course avec une roue crevée, qui a sérieusement ralenti son accompagnatrice ! Qu'importe ! Nous sommes arrivées bonnes dernières, mais sous les clameurs et les applaudissements de la foule en délire ! Vous allez me dire encore, là, t'exagères ! Ok  tout ça pour dire que non, la course à pied n'est pas  -  toujours - ce sport individualiste et de gagneur qu'on nous présente, et parce que la solidarité, la joie et le plaisir partagés le valent bien ! C'est ça ôssi !

 

Peut-être des photos, à suivre !

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 12:07

Jeudi 16 décembre

 

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Trouvé cet après-midi, gisant sur  un parking, un malheureux sapin abandonné, 100 pour 100 chinois et plastique, même pas perpétuel. On est ch'ti ou pas du tout : ma déco de Noël est O.K. et je pourrai même l'emmener à Ouvéa pour le réveillon. Yapluka attendre le cadeau, bientôt, tombé du ciel... Ch'ti attitude, comme dit Audrey...

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 12:08

Jeudi 16 décembre

 

Consommer rend-il heureux ?  Entendu ce soir, en écho à ceci  :

 

" On a demandé au Dalaï Lama :
" Qu'est-ce qui vous surprend le plus dans l'humanité ? "
Il a répondu ... :
" Les hommes... Parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu'ils finissent par vivre ni le présent ni le futur. Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir... et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu... "
.

 

Le bonheur de l'individu nous taraude, et le sujet doit être de saison... Un "marron" chaud en quelque sorte. La psychologie et la sociologie disent-elles autre chose finalement que le Dalaï Lama ? Non, mais elles sont nettement plus bavardes...

 

 

Consommer rend-il heureux ?

 

Cette question semble avant tout relever du domaine individuel, ne serait-ce que parce que chacun à sa manière à soi de définir le bonheur. Nous devrions être capables d’évaluer le plaisir ou l’utilité que nous retirons de notre consommation. Si nous nous comportons comme l’homo oeconimicus rationnel des économistes, nous devons cesser de consommer toujours plus à mesure que l’utilité que nous en tirons ne suffit plus à compenser la peine que nous nous donnons à gagner l’argent nécessaire pour acheter. Et pourtant… La question du lien entre la consommation et le « bonheur », depuis une quinzaine d’années, est l’objet de travaux scientifiques, de la part de psychologues mais aussi d’économistes, qui parviennent à des résultats étonnants…

Le constat

Au départ, il y a ce "paradoxe du bonheur" mis en évidence de façon empirique pour la première fois, par l’économiste Richard Easterlin au milieu des années 1970 : l'accroissement de la richesse n'entraîne pas nécessairement celui du bonheur des populations. Le constat d'Easterlin a été depuis maintes fois reproduit, à partir d'autres sources, pour d'autres périodes et pour d'autres pays. Plus précisément, la littérature a fait émerger trois faits stylisés :

- dans un pays donné, à un moment donné, il existe bien une corrélation robuste entre le niveau de revenu des individus et le sentiment subjectif de bonheur : les individus les plus riches se déclarent, en moyenne, plus heureux que les plus pauvres ;

- en comparaison internationale, la relation entre revenu et bonheur est très imparfaite : les pays pauvres (au moins au-delà d'un certain seuil de revenu par habitant) ne sont pas systématiquement moins heureux que les pays riches ;

- la progression à moyen et long terme du revenu d'une même population ou d'un même panel d'individus ne s'accompagne pas d'une élévation du sentiment de bonheur .

Ces constats empiriques sont, bien sûr, sujets à discussion. Tout d’abord, ils ne doivent pas conduire à remettre en cause les aspirations des plus défavorisés à disposer de plus de pouvoir d’achat. Une étude récente de l’INSEE montre clairement, pour la France d’aujourd’hui, que les populations à faible revenu sont nettement désavantagées sur la plupart des dimensions associées à la « qualité de vie » (les conditions de vie matérielles, bien sûr, mais aussi la santé, l’éducation, les contacts avec les autres…). Ensuite, quelle valeur accorder à l'auto-évaluation par les personnes interrogées de leur niveau de "bonheur" au travers de réponses à une question fermée ? L'échelle du sentiment de bonheur dans ces enquêtes étant limitée et fixe (généralement une échelle à 4, 7 ou 10 niveaux), alors que la croissance du revenu n'est pas bornée, il est sans doute partiellement normal que la croissance du sentiment de bonheur ne soit pas parallèle à la croissance du revenu...

Les résultats obtenus sont cependant suffisamment forts et récurrents pour conduire à une remise en cause d'un postulat souvent implicite de l’analyse économique : l'assimilation de la croissance de la consommation et de celle du bien-être. Les travaux des psychologues vont dans le même sens : les individus les plus « accros » à la consommation ne sont pas les plus heureux. Au contraire… ils affichent davantage de symptômes d’anxiété, sont soumis à un risque plus grand de dépression, consomment davantage d’alcool et de tranquillisants… Bref, ce serait surtout les gens « malheureux » qui tenteraient de trouver une échappatoire (illusoire) dans la consommation.

La mise en lumière du paradoxe du bonheur a été au point de départ d'un axe de recherche en plein développement cherchant à en expliciter les dessous et à mettre en lumière les déterminants du sentiment de bonheur.

Les explications

Deux mécanismes principaux ont été mis en avant pour rendre compte du paradoxe du bonheur.

L’effet d’adaptation

Le premier, qualifié de mécanisme d'adaptation, renvoie à l’idée que le gain d'utilité provoqué par un surcroît de consommation est éphémère. Il est destiné à s'estomper avec le temps alors que cette consommation s'intègre à la normalité. L'utilité associée à une nouvelle consommation serait en quelque sorte "consumée" par l'usage, rongée par sa banalisation. A la frustration suscitée par l'envie de ce qu'on n’a pas, succède la déception de l'avoir enfin. La fameuse oscillation entre la souffrance et l’ennui de Schopenhauer…

La conséquence de ce mécanisme d'adaptation est que la persistance d'un surcroît d'utilité exige une croissance continue de la consommation. Le contenu croissant en technologie des biens consommés par les ménages, qui les condamne à une obsolescence rapide, ainsi que la généralisation des phénomènes de modes, tendent à accélérer ce processus de « consumation » de l'utilité et constituent un moteur supplémentaire de la fuite en avant dans la consommation pour contrebalancer l'inévitable déception et tenter de maintenir un niveau de bien-être constant.

L’effet de comparaison

Le second mécanisme à la base du paradoxe du bonheur résiderait dans la dimension sociale de la consommation. L'utilité tirée de la consommation d'un bien ou d'un service dépendrait autant du niveau absolu de cette consommation que de son niveau relatif, par rapport à l'ensemble de la population ou par rapport à un groupe social de référence ou d'appartenance. On retrouve ici l'idée ancienne du caractère ostentatoire de certaines consommations. La consommation des populations les plus riches produirait des externalités négatives vis-à-vis des plus pauvres en provocant l'élévation de leurs aspirations en termes de niveau de revenu. Symétriquement, en accédant progressivement aux consommations jusque-là réservées aux plus riches, les populations les moins aisées réduiraient pour les premiers l'utilité qui leur était associée. Comme l'écrit Binswanger [2006], "afficher son statut par la consommation ostentatoire est un processus dynamique dans lequel des efforts continuels sont requis pour simplement maintenir le statut actuel dans le futur" (p. 3). Cette idée d'une utilité de la consommation qui se nourrirait d'une logique de distinction se trouve aujourd'hui contestée par certains sociologues qui mettent en avant la complexification de la stratification sociale et la montée d'une consommation individualiste et hédoniste. Par exemple, la vitesse à laquelle se diffusent aujourd'hui les nouveaux biens remet en cause une approche sociale de la consommation fondée principalement sur les classes de revenus. Il n'en demeure pas moins que le fait de ne pouvoir accéder aux mêmes niveaux de qualité est source de nouvelles déceptions alors que rester en marge d'un processus de diffusion rapide est générateur de frustrations.

Si la croissance de la consommation ne suffit à assurer l’amélioration du bien-être de la population, quelles autres dimensions conviendrait-il de prendre pour cible des politiques publiques ? La littérature sur le bonheur s'est attachée à mettre en évidence les déterminants du sentiment subjectif de bien-être.

Qu’est-ce qui rend réellement heureux ?

Le caractère déceptif de la consommation ne toucherait pas avec la même intensité l'ensemble des biens et services, mais serait variable selon le degré d'exposition de ces derniers aux mécanismes d'adaptation et de comparaison. L’intensité du sentiment de bonheur serait ainsi moins liée au niveau de la consommation qu’à sa composition.

Certaines consommations rendent plus heureux que d’autres…

Selon A. Hirschman [1983], l'adaptation serait particulièrement forte pour ce qui concerne la consommation de biens durables, victimes de la banalisation de leur usage une fois passée l'excitation de l'achat, du déballage et de la mise en route. L'intuition d'Hirschman est sans doute particulièrement pertinente dans le contexte de "l'après 30 glorieuses" dans lequel l'acquisition d'une grande part des biens durables est entrée dans une optique de renouvellement, permettant d'entretenir un confort matériel d'ores et déjà acquis pour l'essentiel. D'où, sans doute, l’engouement pour les nouveaux biens d'équipement issus des nouvelles technologies, associés à un réveil de l’excitation associé à l’achat. Mais, là aussi, le soufflet du plaisir est susceptible de retomber bien vite. Nombre de ces nouveaux produits répondent (plus efficacement, avec des fonctionnalités supplémentaires) à des fonctions ou des unités de besoin qui étaient déjà satisfaites au moyen de biens d'équipement préexistants (le lecteur de DVD vs le magnétoscope, le lecteur MP3 vs le baladeur à cassettes...). En outre, la pleine jouissance de ces nouveaux équipements requiert bien souvent l'apprentissage, quelquefois long et complexe, de leur usage et ainsi que du temps disponible pour les utiliser. Il y a là aussi des gisements potentiels de déception.

Scitovsky [1976] a proposé d'opérer une distinction entre confort et plaisir. Certaines consommations visent principalement à réduire un sentiment de gêne ou de manque (l'alimentation face à la faim, les vêtements face au froid...), alors que d'autres font vivre des sensations ou des émotions (la cuisine recherchée, les produits culturels...). Les premières, particulièrement sensibles au mécanisme d'adaptation, seraient déceptives, alors que les secondes auraient un effet plus durable sur le bien-être. L’intuition de Scitovsky semble aujourd’hui trouver un certain écho dans l’essor du marché des biens et services producteurs d’ « expériences » (le home-cinéma, les produits alimentaires du terroir, les loisirs créatifs, les parcs d’attraction, les restaurants à thème…).

Hirsch [1976] et Frank [1985] mettent en avant la distinction entre les biens ostentatoires et les autres, les premiers échouant à contribuer durablement au bonheur d'individus engagés dans une escalade de consommation stérile.

Le bonheur est ailleurs

Comme le laisse percevoir la thèse de Scitovski, les déterminants du sentiment de bonheur ne résident pas exclusivement dans la nature de la consommation marchande. L'économie du bonheur s'est ainsi attachée à mettre en évidence, au moyen de régressions économétriques sur données d'enquête, différents registres interférant avec la manière dont les individus évaluent l'existence qu'ils mènent. Les principaux registres mis en évidence de manière récurrente portent sur la santé, le fait de disposer d'un emploi, l'épanouissement au travail, le sentiment de sécurité, la vie de famille (le fait de vivre en couple, d'avoir des enfants), le réseau de sociabilité, la confiance que l’on peut accorder aux autres, le temps disponible pour les loisirs... mais aussi l'adhésion à des valeurs, le fait de se fixer des objectifs à atteindre... Ces différents registres, qui échappent largement à la consommation, auraient la faculté d'exercer un effet durable sur le sentiment de bonheur. Or, l’enchaînement « travailleur plus, pour gagner plus »… pour consommer plus ! peut avoir pour contrepartie, à l’échelle individuelle, de réduire le temps de loisir, d’augmenter le stress au travail… bref de sacrifier certains des registres dont les effets sur le sentiment de bonheur sont plus durables que la consommation. A l’échelle collective, l’organisation sociale qui s’est construite autour de du capitalisme contemporain, au travers par exemple de l’injonction à la mobilité professionnelle (y compris géographique), de l’augmentation de l’insécurité économique, de la promotion des valeurs de compétition… a généré une dégradation de la situation sur un certain nombre de registres « porteurs » qui a pu contrebalance les gains éventuels associés à davantage de consommation.

La limite d’un modèle ?

Peut-être aussi faut-il pointer les conséquences d’un certain marketing et, plus généralement d’un fonctionnement des marchés de consommation plus porté sur la stimulation de l’envie d’acheter que réellement soucieux d’apporter aux individus une consommation « utile » (quel que soit le contenu que chacun veut mettre dans ce terme).

Les chercheurs en marketing distinguent judicieusement deux sources d’utilité associées à l’acte de consommation. La première est contenue dans les biens et services achetés et extraite au cours de leur consommation, dans leur usage ; elle est directement issue des « effets utiles » de toutes sortes de ce que nous consommons. La seconde, qualifiée d’utilité transactionnelle, est tirée de l’acte d’achat lui-même, au moment de la transaction. Pour inciter à l’achat, les « vendeurs » (producteurs et distributeurs) exploitent ces deux sources d’utilité. Elles ne sont pourtant vraisemblablement pas équivalentes sur le plan de la contribution au bonheur des consommateurs. On peut faire l’hypothèse que l’utilité transactionnelle ne génère qu’un supplément de bonheur à la fois limité et éphémère. Pire, elle peut conduire à une consommation déceptive. Pour le comprendre, précisons la manière dont se construit l’utilité transactionnelle. Il s’agit donc de l’utilité retirée du simple fait d’acheter, à la limite indépendamment de l’utilité attendue de la consommation de ce qui est acquis. Les « vendeurs » activent deux leviers principaux de création d’utilité transactionnelle. La premier est le registre de la « bonne affaire » : soldes, promotions, ventes flash, ventes privées… La bonne affaire incite à acheter à un moment non planifié un article non anticipé. Elle crée la satisfaction d’avoir « acheter malin », d’avoir le sentiment de faire des économies… mais peut créer la déception d’avoir acheté ce dont on n’avait pas vraiment besoin, d’avoir opté pour un modèle ne correspondant pas exactement à l’usage recherché… Le second levier consiste à développement la dimension expérientielle de l’acte d’achat, à créer par l’aménagement du point de vente, la mise en valeur des produits… les conditions psychologiques d’un « achat plaisir » au cours duquel la rationalité économique du consommateur (évaluation des produits et des prix, comparaison des offres concurrentes…) est désamorcée au profit d’un achat d’impulsion, d’un « fun shopping ». La déception de se retrouver avec un produit finalement peu « utile », éventuellement acheté trop cher, peut se doubler de la culpabilité d’avoir céder à l’impulsion et d’avoir engagé une dépense non planifiée.

Dans le capitalisme contemporain, davantage porté sur l’achat que sur la consommation, l’utilité transactionnelle est particulièrement travaillée par les vendeurs. Le développement du marketing sensoriel et expérientiel se conjugue aux effets plus immédiats de la surenchère en matière de promotions en tous genres pour renforcer l’efficacité sur cette manière de stimuler l’envie. Avec pour effet collatéral le renforcement de la dimension déceptive de la consommation.

De tout cela, il semble que les consommateurs en soient de plus en plus conscients, même si c’est souvent de manière confuse. L’observation des comportements de consommation se conjuguent aux résultats d’enquêtes récentes pour indiquer la présence d’une fissure, de l’amorce d’une certaine prise de distance par rapport au modèle de consommation actuel. Cette prise de distance est encouragée par le renouveau du discours sur les « dégâts du progrès », avec en particulier l’avancée de la prise de conscience des conséquences environnementales de notre modèle de consommation. Si pour une avant-garde militante, cette prise de distance est clairement formulée, s’appuie sur un discours critique, et s’accompagne souvent de l’idée de consommer moins, la grande majorité de la population ne semble pas disposer à tourner la page de l’hyperconsommation. Elle aspire simplement à « consommer autrement », à « consommer mieux ». Elle envoie ainsi un message important aux « vendeurs » : l’urgence de s’atteler à la construction d’un modèle de consommation qui ne vise pas seulement à écouler des marchandises, mais qui se soucie d’abord de contribuer au bien-être de chacun.

Philippe Moati

www.philippe-moati.com

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 07:39

Mercredi 15 décembre

 

Je ne m'en lasse pas ! Alors je fais profiter aussi de cette découverte récente les bienheureux absents de Facebook  qui passent par ici !

 

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 23:03

 Mardi 14 décembre

 

Cuisine des îles :

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Cuisine locale : crevettes de Nouvelle-Calédonie, du thân blonc du large, une salade tahitienne décorée de persil chinois - en Frônce il est marocain... Il y avait aussi du riz bien collant, avec du pain, des a-chards de crevettes, incontournables, le gâteau d'après la recette du grand frère d'Audrey - comme ça, s'il est pas bon, c'est de sa fôte - et, allez savoir pourquoi (en fait je sais pourquoi, mais je ne peux pas le dire), on a oublié la compote...

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Ca a la couleur du vomi, la texture du vomi, et ça sent le vomi ! Papaye ! Quand je vous dis que la mangue trop mûre a parfois un goût de savon...

 

Le gâteau du grand frère :

 

2 pommes
2 poires
150 g de beurre
1 cuillères à soupe de crème liquide
6 cuillères à soupe de farine
6 cuillères à soupe de sucre
3 œufs
1/2 paquet de levure
1 pincée de sel

Faire chauffer le beurre et mélanger avec le sucre.
Ajouter les oeufs, la crème, la farine, le sel et la levure.
 Bien mélanger l'ensemble des ingrédients pour faire une pâte homogène. 
Couper les pommes et les poires en fines tranches et les ajouter à la préparation précédente. 
Mélanger le tout délicatement.
Verser dans un plat adapté et mettre à cuire.

Les-a-chards de légumes

 

200 g de chou-fleur

200 g de petites tomates vertes

150 g de chou vert

150 g de carottes

150 g de petits melons

200 g de petits oignons

2 gousses d'ail

100 g d'huile

30 g de vinaigre blanc

1 pincée de sel

1 c. à café de safranpiment rouge au goût

1 petit morceau de gingembre pelé

 

Préparation

  • piler au mortier l'ail, le gingembre, le piment avec le vinaigre
  • faire chauffer l'huile dans une casserole sans la faire bouillir; incorporer le safran
  • dans un grand saladier, déposer les légumes, les assaisonnements pilés au mortier ; verser l'huile chaude parfumée au safran; mélanger
  • laisser mariner 2 jours au frais avant de servir
  • ou verser bouillant dans des pots chauds stérilisés.
éplucher et couper les légumes en fines lamelles; les faire blanchir dans l'eau bouillante avec la pincée de sel pendant 5 min. ; égoutter; bien assécher au torchon

 

Mangue, bambou, citron, aubergine, chou-fleur, légumes, thon, troca, crevette, les recettes sont nombreuses.

 

Découvrir les a-chards par ici fruits et légumes.nc  ; les Néo-Calédoniens et les Reunionnais s'en disputent la paternité, nous, nous voulons bien comparer. Et tant qu'il y a du gingembre...

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 03:41

Mardi 14 décembre

 

Spéciale dédicace  à mon électricien (et à tous ceux qui se reconnaîtront), 47 ans, arrivé avec sa petite valise transports maritimes il y a 15 ans, père d'une petite entreprise florissante, citoyen calédonien, plongeur, viléplanchiste et certainement bien d'autres choses, qui quitte son île, ses potes, pour rentrer en France, parce qu'il a rencontré un amour tout neuf... Les cocotiers, c'est bien, mais à deux c'est mieux...Ce n'est qu'un au-revoir, mes frères...

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 12:22

Mardi 14 décembre

 

Tout ça pour ça ? Erotico-tragique ? Où je découvre que Corneille n'était pas seulement le poète des sentiments tragiques et du noble héros exalté... Quoique, il y a de l'héroïsme dans ce cinq ou six fois", à moins que ce ne soit  une figure de style... Nobody is perfect.

 

 

« Ce fut alors qu’ils se pâmèrent
de l’excès des contentements,
Que cinq ou six fois ces amants
Moururent et ressuscitèrent,
Que bouche à bouche et corps à corps,
Tantôt vivants et tantôt morts,
Leurs belles âmes se baisèrent,
Et par d’agréables coups
Entre eux ils se communiquèrent
Tout ce que l’amour a de doux. »

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