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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 09:33
Samedi 27 février

Alors ? Mitigée cochon d'Inde. J'en entends déjà dire que je fais la fine bouche, que je suis une i... (non ce n'est pas un gros mot !), que je ne sais pas appécier les bonnes choses et l'instant présent, blabla tout cela, etc... Alors globalement, oui, j'ai passé un bon moment, non, je n'ai pas regardé ma montre au bout d'une heure (la représentation a duré une heure grosso...), non je ne boude pas mon plaisir... Oui, je commence donc par le positif, outre la (courte) durée de la pièce, que je ne raconte pas, des fois qu'elle repasserait par chez vous. Car il faut y aller, voir la pièce et passer un bon moment,  et réfléchir sur le propos de la pièce, se faire sa propre opinion.
Tout d'abord la jeune actrice est formidable : elle occupe seule l'espace avec une présence indéniable, possède un talent d'imitatrice très drôle,et  beaucoup d'énergie. La mise en scène, austère et minimaliste, la met d'autant plus en avant : décors réduits, une estrade, une barre et des rideaux, détournés à plusieurs reprises -barre de gogo girl et voile, drap- quelques objets dont une valise rose, marquée d'un "Dior, j'adore" (prononcé avec l'accent de là-bas dis) et un jeu de lumières très réussi, notamment les barreaux de la prison et le passage du car, enfin la musique en contrepoint pour l'ambiance. L'engagement du texte : féministe ? Social ? Condition de la femme, pauvreté et religion sont étroitement liés, comme toujours. Discours militant pour un islam tolérant, moderne, "quotidien" -celoi des femmes ?-  qui ne peut que convaincre, mais comme toujours des convaincus, hélas. L'islam qui y est dénoncé est en effet celui de la domination masculine sur les femmes et de l'hypocrisie qui l'accompagne. Jamais la jeune fille ne perd la foi, malgré les épreuves qu'elle traverse, en particulier la prostitution. Le pied-de-nez final,  à savoir le mariage avec l'iman, est particulièrement ironique, surtout lorsque le mari agonisant lui avoue en rendant son dernier souffle qu'elle lui a "rendu sa mort vivante". J'ai apprécié aussi cet aveu du mari, qui reconnaît, à propos de ses gestes entreprenants durant leurs ébats, qu'elle est "farfelue mais le rafraîchit" ! Ces trouvailles allègent un peu le discours particulièrement cru de la bergère, qui sous prétexte qu'elle est pauvre et n'a pas eu d'éducation, parle comme une poissonnière.Sauf que les poissonnières ne parlent pas toutes comme des charretières qui elles-mêmes, etc... Et que ce n'est pas parce qu'on est élevée dans le "trou du cul du monde" que l'on parle obligatoirement grossièrement ! D'autant plus que le texte fait le grand écart et passe parfois à un registre plus soutenu -je n'ai pas retenu, hélas, les termes utilisés- et donc, de mon point de vue, incongru. L'auteur abuse aussi largement les ressorts de l'humour "facile", " en dessous de la ceinture" ; évidemment le public rit, sauf moi, ou une fois ou deux, ou du bout des lèvres, ou jaune. Je ne suis pas "c... coince" mais une fois ça va, trois fois, et plus, et on ne joue plus dans la bonne catégorie... C'est certainement pour la même raison que je ne pleure pas non plus.
Il faut dire aussi que je me laisse emporter par mes émotions : j'ai trouvé la petite voiture mauve balafrée de deux magnifiques rayures sur le flanc droit !

Dimanche 28 février

Mon collègue Feth-Allah, qui est marocain et connait bien le bled, me dit qu'il a été emballé par la pièce. Pour lui, le portrait de la jeune bergère est "juste" et  les situations décrites, les violences  subies existent, ce que je ne nie pas. Il est d'accord sur le fait que le texte marche parfois sur une corde raide, oscillant entre vulgarité et langue soutenue. Une autre personne a également peu apprécié l'humour tirant toujours du côté du salace.

Mardi 2 mars

Un autre collègue, très exigeante, avec qui je partage souvent les avis sur les livres, est emballée et unanime d'un bout à l'autre ! Hormis quelques réticences au début, concernant la langue et l'excuse avancée pour justifier sa grossièreté, elle n'en est pas gênée par la suite et trouve même que les passages en langue soutenu sont justifiés par l'ascension sociale de la bergère, qui se prostitue avant d'épouser un iman ! Les anecdotes graveleuses ne sont pas  les seuls passages drôles et côtoyent d'autres formes d'humour/ Enfin, il est rare de voir sur le Caillou une pièce où texte, jeu, mise en scène sont de cette teneur ! La preuve, elle a joué à guichets fermés 3 soirs durants ! Je m'incline devant de telles évidences !
Les avis sont ouverts.
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 13:10
Vendredi 26 février

Notre prinicipal a levé son piquet de grève officiellement mercredi. Je ne sais pas quelles revendications ont été entendues. La grève de la faim ne tue pas, le ridicule non plus.


Retour  à Yaté dimanche pour tous les volontaires :

Programme de départ

8h30 : accueil  la mairie, discours du maire et coutume d'accueil,
visite des 4 tribus en bus, Waho, Unia, Goro, Touaourou
12h30 :  repas à Touaourou-mission organisé par les parents d'élèves.

Programme aujourd'hui
8h30 : accueil  la mairie, discours du maire et coutume d'accueil,
visite des 4 tribus en voiture personnelle, Waho, Unia, Goro, Touaourou
12h30 : repas à Touaourou-mission organisé par les parents d'élèves, prenez un en-cas 'au cas où cela dure "longtemps",
amener des "sous" pour la coutume (erratum : pour une  coutume d'accueil, on peut donner un manou, des cigarettes, de l'argent ; pour un mariage ou un deuil, du riz ).
20 personnes inscrites (dont conjoints et enfants).

Prgramme dimanche ?
A suivre...

Cela n'a rien à voir mais j'ai reçu au collège le catalogue printemps-été 2010 de la Redoute, non pas en courrier suivi par la Poste qui continue de le faire quand on la paye, mais  à mon nom, BP 10, collège, 98809, Yaté, dans mon casier, qu'une famille Grocafard (il y a aussi des familles Peticafard, mais elles ont passé leurs vacances dans les tiroirs de ma cuisine ; quoique des amoureux Grocafard étaient également en lune de miel sous mon canapé) avait choisi comme lieu  de villégiature cet été. Surréaliste, mais comment est-ce possible, moi qui ne commande pas  à la Redoute (sauf une fois, cet hiver, mais pas à mon nom, je l'avoue !) !

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 08:38
Vendredi 26 février

Je ne sais pas quel titre convient le mieux : heureux événement, félicitations, carnet rose, miaou...
En résumé, Poupoune et Chatou sont heureux de vous annoncer l'arrivée dans la famille Hyènou de... Spiderman...

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Kaala-Gomen-2472--800x533-.jpgAnd his Catwomen...
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 10:27
Jeudi 25 février

Dans la cuisine et dans la vie ! D'aucuns diront que je parle beaucoup de bouffe ces derniers temps ! C'est vrai ! Mais à ma décharge je rappelle que nombreux sont ceux qui m'ont demandé que je mangeais ici. Aloreu !

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Mes yaourts nature sont fin bons, sauf ce n'est pas une yaourtière que j'aurais dû acheter, mais une cafetière, la mienne vient  d'avoir elle aussi un coup de chaud ! Loi de Murphy !
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 10:26

Jeudi 25 février

Luc Chatel n'est pas la nouvelle Arlésienne : il est arrivé sur le territoire ! Par contre, il ne vient pas à Yaté ! Pourtant, il lui reste un créneau, vendredi après-midi. Mais nous finissons  à 15h, nous...

Luc Chatel : « Je viens préparer les transferts », lire ici : Les nouvelles calédoniennes, 25/02/2010...



 

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:54

Mercredi 24 février

Voilà, encore un "jamais" bafoué et renié...
Je ne suis pas spécialement accro aux yaourts, mais Graulhette, si ! Surtout au thon !  Moi, c'est plutôt fromage blanc, mon préféré le Câlin à 20%. Mais pas à 1785 FCFP le seau, 2,5 kg à la louche. 14, 85 euros, soit 5,95 le kilo, à base de "lait reconstitué enrichi en extrait sec : 98%" : même pas le vrai, "Ca a la couleur, l'odeur, mais ce n'et pas du...", comme dans la vieille pub' et comme de nombreux produits laitiers ici, et ça se sent ! Remplacé parfois, les jours de chance (le bonheur tient à peu de choses...) par un très bon fromagne frais fermier, mais toujours en rupture de stock... ou à des kilomètres !.  Alors, Sonia, Hélène, et tous les zoreilles et laitières réunis, je rejoins la grande famille des propriétaires fin con-tents d'une yaourtière. Le bonheur, je vous dis...
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Le plus difficile : trouver du lait bio !
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Ensuite : acheter des yaourts fermiers à la ferme de Saint-Louis, vous savez, le gars vient de Vismes-au-Val, où il possède toujours sa maison, malgré 50 ans de Nouvelle-Calédonie...
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Un peu de pub, au boulot, bonne nuit ! Fin valab' et fin bân !
Et pis, y'a pire comme renoncement, non ?

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 07:54
Mercredi 24 février

Bonne fête, Modestes !
Le thermomètre à 8h : fin modeste lui aussi !Goro-Nickel-2490--800x537-.jpg
A 14 h, affiché dans la voiture, 35°, à 17 h, 34° ! Je crois qu'il est "cuit" !


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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 10:07
Mardi 23 février

Le CDI, après livraison imprévue et improvisée :
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Le contenu des armoires est emballé en cartons depuis décembre, et attend patiemment sur les vieilles tables grinçantes. Le nouveau C.D.I. en images dès qu'il est opérationnel...

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 06:44
Lundi 22 février

Bon anniversaire Audrey !
Sans transition, le journaliste de RNC ce matin parle de la "vraie rentrée" aujourd'hui. Un élève de la troisième d'insertion, nouvellement arrivé cette année, a traité ce matin un collègue de "bouffon" et de "fils de p..." Il lui a présenté des excuses ce soir.  Le ministre nous a fait faux bond la semaine dernière, retenu en métropole par la situation dans les banlieues parisiennes. Et les banlieues de brousse néo-calédonienne alors ?
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 07:40
Dimanche 20 février

Après la soirée boîte, au Poplite, prononcez Pop-Light, hier soir - je n'ai jamais transpiré autant de ma vie sur un dance floor -  grand écart vers la soirée théâtre, vendredi prochain. Ne manquera plus que le concert, pour clore mon année culturelle calédonienne. Non pas qu'il ne se passe rien, mais je serai trop vannée pour sortir... Je crois que je suis trop vieille aussi...

Confidences à Allah








Quand ? Jeudi 25 et vendredi 26 février à 20h, samedi 27 février à 18h|
Cruellement joyeux : Tout public à partir de 14 ans

Distribution
  • Mise en scène Gérard Gelas
  • Avec Alice Bélaïdi
  • Scénographie et lumières
    Gérard Gelas
  • Costumes Christine Gras
  • Son Jean-Pierre Chalon
  • Régie lumière DAM
Durée
  • 1h30

> Rencontre sur le plateau avec la comédienne jeudi
25 après la représentation.

 

de Saphia Azzeddine, création Chêne Noir – Avignon

Jbara, petite bergère du Maghreb, parle à Allah, son confident. Dans un monde qui ne veut pas d’elle, elle raconte sa vie, la misère, la découverte du pouvoir de la beauté sur les hommes, le désir d’ailleurs.Un témoignage direct, cru, sur l’oppression des femmes, mais aussi et d’abord le portrait d’une jeune fille résolue à exister par elle-même et qui ne se soumettra pas. Dans son immense quête de liberté, Jbara se demande si on peut échapper à son destin. Elle qui pense que l’amour peut tout, puisqu’aimer c’est reconnaître sa propre existence…Un témoignage de femme bouleversant, un portrait de femme saisissant.

La comédienne

Alice Bélaïdi a reçu le Grand Prix de la critique 2009, révélation théâtrale de l’année pour ce rôle exceptionnel où elle est époustouflante de sensibilité et de justesse. Avignonnaise d’origine, Alice offre une performance incroyable de maturité et de grâce. Sa complicité avec Gérard Gelas depuis plusieurs années se ressent jusque sur la scène..

 

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Les critiques

« Alice Bélaïdi habite son personnage avec une fougue et un magnétisme éclatants.  »
Le Monde.fr

« Un destin poignant livré sans pathos ni apitoiement. Chaque cri de douleur y est désamorcé par un éclat de rire. Alice Bélaïdi déploie une palette inépuisable, d’une infinie justesse. Elle est femme, enfant, elle est drôle et bouleversante tour à tour. C’est un diamant brut.  »
Le Point

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