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Le livre de ma mère, Gallimard, Folio, 274 p.

Je découvre Albert Cohen à travers cet hommage éblouissant d'un fils à sa mère, défunte. Le premier chapitre me déplaît, je n'aime pas cette façon de prendre les hommes à partie, de parler à sa plume devenue objet animé. Mais la suite est magnifique : que dire de plus que ce que d'autres ont mille fois mieux dit et écrit ? La prise de conscience qu'une mère est irremplaçable, une fois que le fils l'a perdu, le magnifique portrait, tardif, certes, lucide, d'une mère juive, dont la vie a été toute entière tournée, vouée, à son mari et son fils. Reconnaissance posthume de cette dévotion et du lien indéfectible qui les lie. Force aussi de l'appartenance au peuple juif, à sa culture.  Prépondérance de la mort,  "Que cette horrible aventure des humains qui arrivent sur terre, rient, bougent, puis soudain plus rien, ne les rendent pas bons, c'est incroyable." ; la sienne, proche, "Dieu merci, les pécheurs vivants deviennent vite des morts offensés."
Amour maternel universel.

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