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Gretel Ehrlich, La consolation des grands espaces, 10/18, 1985

 

Nous retrouvons une fois un grans état américain, le Wyoming, grandiose, désertique, désolé, canicule en saison chaude (40°), froid polaire l’hiver (6 mois, jusque –50°D), peuplé d’Indiens des tribus des Plaines, de descendants des premiers colons de la conquête de l’Ouest, et de travailleurs saisonniers venus se vendre pour un maigre salaire, sans commune mesure avec la dureté de la tâche. Le cow-boy existe toujours,  des femmes pratiquent aujourd’hui ce métier, qui n’a rien à voir avec le mythe du « lonesone cow-boy » ou du cow-boy Marlboro, même s’il est « noble » et l’emporte sur celui de berger. Gardiens de troupeaux durant la saison d’estive, vétérinaires, mères, au moment du vêlage ou de l’agnelage, hommes à tout faire dans le ranch en hiver, ranchs qui gardent ses vieux à l’heure de la retraite, continuant  à leur assurer gîte et couvert. On y découvre aussi, loin des clichés, le monde du rodéo, sa hiérarchie, les rapports de l’homme et de l’animal, cheval ou taureau.

L’auteur était venu tourner un documentaire sur ces hommes et est resté après avoir perdu l’homme de sa vie, devenant à son tour « cow-girl ». Elle cite Jim Bredger, figure de la conquête de l'Ouest."Je n'étais pas perdu. Simplement je ne savais plus où j'en étais." Le récit semble terre à terre, abrupt et décousu parfois, mais suit en fait le rythme des saisons, décrit celui des travaux et des champs. Les descriptions de paysages sont parfois lyriques, mais souvent à la mesure de la nature omniprésente, démesurée, violente, où l’homme doit reprendre sa modeste place, même s’il a en partie dompté cette même nature. Une citation reste : « Rien n’est plus fragile qu’une femme, sinon un homme » et on peut se retrouver dans cette formule : « Pour être dur, il faut être fragile. La douceur est la vraie pugnacité ».

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