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Michael Morpurgo, Le lion blanc, Gallimard, Folio cadet, 2002, 119 p., illus. coul.

Le narrateur, un garçon de 10 ans qui pourrait bien être l'auteur, décide de s'enfuir du pensionnat où il subit les persécutions de Battling Beaumont, un autre élève dont la dernière trouvaille a été de lui enduire les cheveux de cirage noir, et les punitions de Mr Carter, le prof de maths qui l'envoie au coin pendant toute l'heure avec un livre en équilibre sur la tête parce qu'il n'a pas compris l'exercice. Sur la route, il prend peur et décide de couper à travers champs. Pour ce faire, il franchit le mur d'enceinte d'une propriété gardée par un lion de pierre et, il va vite s'en apercevoir, par un molosse accompagnée d'une vieile dame dont il fait connaissance autour d'un réconfortant goûter, sous la bonne garde de Jack. Millie, car c'est ainsi qu'elle se nomme, lui raconte bientôt l'histoire de Bertie, enfant unique qu vit seul en Afrique du Sud avec ses parents dans une ferme isolée. Il voit un jour un lionceau blanc, ce que personne ne veut croire, personne n'a jamais entendu parler de lionceau blanc ! Mais celui-ci se retrouve bientôt sur le chemin de Bertie, qui  a désobéi à son père en quittant l'enceinte de la propriété. Il est seul et perdu, sa mère sans doute tuée par des chasseurs. Bertie décide de l'adopter, avec le soutien de sa mère et le lionceau est élevé comme un bébé, transformant la vie de Bertie et de sa mère qui passent alors la plus belle année de leur existence. Mais tout a une fin et Bertie apprend qu'il va partir en Angleterre faire ses études et que son père a décidé de vendre le lionceau à un cirque. Désepéré, Bertie tente de redonner sa liberté à l'animal qui est incapable de vivre seul dans le brousse et  doit se ranger à l'idée de son père. Le lion est emmené en France dans un cirque et  Bertie part pour l'Angleterre. Bertie promet au lion de le retrouver mais bientôt la première guerre mondiale éclate...

Encore une merveilleuse histoire de Morpurgo, un de mes écrivains jeunesse préférés,  où l'on retrouve les ingrédients qui forment sa "patte" : l'Histoire avec un grand H en toile fond,  la guerre toujours montrée dans son horreur absurde,  avec des héros ordinaires qui font leur métier de soldat  mais avec cette humanité qui tente de tempérer les souffrances des uns et des autres, un enfant qui fait l'apprentissage de la vie, et ici il y a deux niveaux, Bertie, et le jeune fugueur, la solidarité entre des générations différentes, Millie  a l'âge d'être sa grand-mère,  et elle lui transmet  l'histoire du Prince Blanc et la mission de garder son souvenir vivant et intact. Le garçon décide de rentrer en catimini à l'orphelinat, cette rencontre l'a rendu plus fort et capable d'affronter le quotidien et sa réalité. Il y a aussi cette poésie mêlée de rêve, caractéristiques, incarnés ici dans ces Adonis bleus qui perpétuent involontairement le souvenir de Prince Blanc, et dont on ne sait au début du récit s'il s'agit d'un rêve ou de la réalité. Tout comme la voix de Millie qui continue  de lui parler, à la fin..
Il ne faut pas oublier de citer les illustrations de Jean-Michel Payet, délicates et un peu naïves,  qui contribuent  à l'atmosphère africaine puis britannique du récit.

A lire aussi, Le royaume de Kensuké, Le Roi de la forêt des brumes, Cheval de guerre,  Le naufrage du Zanzibar et d'autres que j'oublie...

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