Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 03:10

Dimanche 11 mars

 

Je reviens sur ces plaisirs du dimanche...

 

A lire, tant pour la palette de sentiments que pour l'écriture - un bijou - l'ensemble magnifique, presque parfait, n'en déplaise  à Angélique, Une saison parfaite pour changer, d'Adrien Loncke, L'Ecole des loisirs, Médium, 2010. - 94 p. Pour des lecteurs matures. 

saison-parfaite-loncke.jpg

 

Les deux personnages, Syril et Zoé, sa petite soeur, ont atterri à la montagne - on ne sait ni où, ni pourquoi. On le devine, on l'imagine : la violence familiale. Séparés de leurs parents, la nature est un havre de paix et synonyme d'un changement, ce que semble indiquer le titre, « Une saison pour changer », une saison et plus, si... Une saison, un moment exceptionnel, il suffit d'être attentif. Monsieur et Madame Matie, famille d'accueil, reconstruisent pas à pas la confiance, et Syril reconstruit celle de sa petite soeur, l'écoutant, l'observant, fabriquant et pliant avec elle des grues de papier, qu'ils déposent en guise de messages silencieux pour les inconnus qui les trouveront sur les chemins qu'ils parcourent aussi.

Le rire de Zoé rythme le récit et le quotidien de Sybil : "Il se présente et tombe à la manière d'une poudre légère. il glisse doucement, doucement, comme une onde à la surface de l'eau. Il navigue et il charme". L'ensemble du texte est à la hauteur de cet extrait, une perle d'écriture.


S.O.S. Ange gardien, de Véronique Delamare Bellego, Oskar Jeunesse, 2010. - 150 p., un roman ou un conte de fées moderne, plein de bons sentiments, mais aussi plein d'espoir, drôle, écrit entre parler des banlieues et style plus châtié mais facile. Tous niveaux collège.

livre669.jpg

 

Kevin vit dans une cité toute grise, avec sa mère, Sandrine. Il s'appelle Kévine, à cause de Kevin Costner, à qui il ressemble. Un peu. Normal, il est un peu son père. Les autres l'appellent Kévin, qui rime avec bon à rien, et c'est comme ça qu'il se voit aussi. Surtout lorsque sa mère perd son travail. Impuissant, Kevin appelle à l'aide son ange gardien, comme celui de la télé. Et à sa grande surprise - Kevin est même carrément ébaubi - contre toute attente, celui-ci, ou plutôt celle-ci, car c'est une fille (pourtant les anges n'ont pas de sexe, et cette ange-là ne dévoile ni ses ailes, ni son prénom, interdiction formelle !), lui apparaît - et d'abord, pourquoi une fille pour un garçon ? C'est une fée moderne, et comme dans les contes, Kevin va devoir assurer, car même si son ange lui apporte soutien, courage, espoir, c'est Kevin qui va faire le boulot ! Les événements s'enchaînent, à commencer par les bonnes notes au collège, qui font tant de bien à sa mère, puis la rencontre de Germain, Félicité et Gribouille...

Une écriture légère et drôle, aérée, pour ce qui demeure un conte, attention, plein d'espoir. Nous aussi, on veut un ange gardien !

 

http://veroniquedelamarre.e-monsite.com/pages/mes-livres/

 

La roue, de Sandrine Kao, chez Syros, collection Tempo, 2011  et seulement 96 p.

Sur un sujet sensible : savoir faire la roue ! Tous ceux et celles, qui comme moi, ont été les boulets des séances de gym des cours d'EPS, au cours desquelles il fallait absolument réussir cette maudite roue et le top champion, sur la poutre, comprendront ! Et contrairement à Elise, le prof ne m'a jamais dit que pour maîtriser cette figure, il fallait maîtriser sa vie ! 6è-5è voire plus.

41cRhk6TkxL._SL500_AA300_.jpg

« La roue, c’est comme la vie, a dit le prof de gym. Dans la vie, si tu ne te lances pas, si tu ne t’appuies pas sur ce que tu sais, si tu ne passes pas à l’action, eh bien jamais tu ne retomberas sur tes pieds ! La maîtrise de la roue, c’est la maîtrise de sa vie ! ». Je reprends, je me répète, j'en rajoute...

Elise ne sait pas faire la roue ! Si comme Elise ou moi, vous n'avez jamais su la faire non plus et avez été la bête noire du prof d'EPS au collège et portez encore la honte de ces enchaînements de gym lourdauds et qui ne ressemblaient à rien, vous serez comme moi sensible à ce roman relativement court. Bizarrement, Elise, si elle ne maîtrise pas sa vie, se sent responsable de celle de sa petite soeur et de la bonne marche de la maison en l'absence de son père, toujours en voyage professionnel, et de sa mère, qui se laisse dévorer par son propre travail afin de cacher son désarroi face aux absences de son mari. Mais Elise ne se sent pas à la hauteur : moins intelligente, moins jolie, moins sociable, moins aimable, moins tout, que ses amies ou que sa petite soeur, qui brille par ses résultats scolaires et fait oublier les qualités artistiques de sa grande soeur. Point de rivalité entre elles pour autant : par exemple, le jour où Elise décide de pousser les meubles de sa chambre pour s'entraîner, elle ne refuse pas l'aide et les conseils de sa petite soeur. Cette roue symbolique permet à Elise d'une certaine manière, de se focaliser sur un problème en réalité secondaire, de prendre du recul tout en réagissant avec maturité aux événements qui précipitent avec l'hospitalisation de sa mère, surmenée. Cette hospitalisation oblige aussi chacun à reprendre sa place au sein de la famille, et à Elise de prendre confiance en elle, et, qui sait,de réussir enfin à faire la roue ?

 

http://sandrinekao.blogspot.com/

 

 Marre de l'amour, de Maud Lethieulleux, Thierry Magnier, 2011. - 133 p.

Ou le monde  à l'envers : Pierrot est le seul de sa classe dont les parents ne sont  pas divorcés et sa bande et lui vont mettre en oeuvre un plan d'attaque farfelu pour en finir avec ces amoureux impénitents ! Comment faire pour qu'ils se désaiment ? Jusqu'au jour où... Ou comment un sujet dur peut être traité avec humour... Collège, tous niveaux.41EfZ9Rg7SL._SS500_.jpg

Pas d'apologie du divorce pour autant : seulement un point de vue renversé, qui montre  la lucidité (réelle ou romancée ?) des enfants quant aux situations familiales, aux relations de leurs parents, et la tentation d'en profiter un peu !

 

Grand'Pa, de Christophe Léonchez Thierry Magnier, 2011.

51UDiAdZ+BL. SL500 AA300

 Le roman est très court et peut convenir à des petits lecteurs, même si la structure du récit est par ailleurs compliquée. De nombreux retours en arrière permettent de comprendre pourquoi John vit avec Grand'Pa dans son ranch américain et les raisons de leur lutte. Une première fois déjà, Grand'Pa a renoncé à se battre contre l'Arizona Oil Company qui l'a exproprié, lui et d'autres propriétaires, avant d'inonder leur vallée. Ce thème - le combat d'un vieil homme, et de son petit fils, contre une grosse société pétrolière - peut  séduire des jeunes sensibles à l'écologie, et à un certain militantisme activiste ! Je n'étais pas vraiment convaincue au début, le récit de ce combat me semblait improbable, peu réaliste : les actions de sabotage répétées sans poursuites de la société pétrolière qui en est la cible et la victime, la charge finale et fatale de Grand Pa' en sont des exemples, même si après réflexion, il me semble finalement plausible que des policiers tirent sur un homme aussi lourdement armé qu'eux qui les menace, même s'il s'agit d'un vieil homme. Enfin, l'écriture de C. Léon, que je n'avais jamais lu, m'a totalement convaincue : simple, les mots sont pesés et au service des émotions qu'ils décrivent, fortes mais toutes en retenue et en pudeur.

 

http://www.christophe-leon.fr/

 

  Le premier défi de Mathieu Hidalf, de Christophe Mauri, chez Gallimard, 2011. - 254 p.

5167-Wy1k5L._SL500_AA300_.jpg

C'est l'anniversaire du monarque du royaume astrien, et comme d'habitude, tous les sujets n'ont d'yeux, non pas pour leur  Grand Busier, mais pour Mathieu Hidalf, né le même jour. Chaque année, en effet, Mathieu concocte une bêtise toujours plus monumentale pour fêter dignement  ce non-anniversaire, et surtout, pour ennuyer au maximun son père, haut et fanfaron dignitaire du royame. Enfermé depuis deux ans en raison de sa dernière bêtise, Mathieu a eu le temps de peaufiner sa nouvelle surprise et les paris vont bon train. Nombreux sont ceux qui n'hésitent pas à jouer des sommes aussi énormes que la bêtise hypothétique. A ce stade du récit, j'avoue que je m'ennuye un chouya, tout cela ne me passionne pas et l'ensemble m'apparaît un peu alambiqué, un je-ne-sais-quoi me fait tiquer. Mais le récit prend soudain une tournure plus fantastique, le suspense mené de main de maître me fait dépasser la simple envie de savoir ce que va être cette fameuse bêtise et  l'humour, et, quand même, l'inventivité, qui se dégagent de ce livre finissent de me convaincre, à défaut de me séduire. Mû par sa volonté d'entrer dans la très sélective Ecole des Elitiens, Mathieu l'est aussi par l'argent  - qui lui permet de  rétribuer grassement tous ceux qu'il soudoye  pour réussir ses plans, et il grandit aussi tout au long du récit.

La galerie de personnes, les trois soeurs et leur pacte - par exemple l'Accord sage comme du potage - le chien Bougetou à quatre têtes, dont une est insomniaque en raison des ronflements des trois autres, le juriste digne des plus grands procés made in America, Rigor, le papa - on ne peut ni ne veut tous les citer - partiicpent à la réussite de l'ensemble. Finalement, je suis allée tout droit au final -et au coup de soleil, voilà ce qui arrive lorsque l'on commence un livre à moins 10 et qu'on l'achève à plus de 32°), pour apprendre que pour savoir, il va falloir lire la suite (qui est publiée je crois).  Pas la bêtise, mais l'avenir de Mathieu...

 

Pour finir, un récit dur, mais drôle, invraisemblable, façon Roald Dahl et Tim Burton réunis, illustré sépia, La boulangerie de la rue des dimanches, d'Alexis Galmot et Till Charlier, Grasset Jeunesse, 2011. - 74 p.

43005.jpg

Jack se retrouve à l'Orphelinat à la mort de ses parents. Déjà malmené par l'existence - ses parents, artistes, se nourrissaient littéralement d'amour, d'eau fraîche et de musique, Jack est renvoyé de l'école et devient apprenti-boulanger.  Mais il ne sait faire que les baguettes et les religieuses au chocolat ! Mais quelles baguette, quelles religieuses ! Tout le Paris imaginaire se presse pour les goûter.  C'est la gloire et la fortune pour son maître artisan, ce qui ne l'empêche pas de le faire dormir sous le fournil, à la place du chien de la boutique.

Mais  à coeur vaillant rien d'impossible, Jack se retrousse les manches et va chambouler tout le quartier ainsi que sa vie. Seule me laisse sceptique ce qui pourrait être la morale de cette histoire, "quand on veut on peut", car ici aussi l'humour et l'optimisme qui dominent le récit l'emportent. Sans oublier les illustrations...

 

Jai aussi lu, sans enthousiasme,  La délinquante de Marine Pourchain, chez Sarbacane

Dès la première page, l'auteur met le terme croquenots dans la bouche de son héroïne, Edna, ado d'aujourd'hui, accro à sa bande et au vol à l'étalage, non pas pour avoir, mais pour être... Le récit est très court et pourrait plaire aux ados en raison des thèmes, les relations familiales, le passage de l'enfance à l'adolescence, l'amitié...

41MiI-9wb1L._SL500_AA300_.jpg

Sans l'état d'esprit, Le slip de bain ou les pires vacances de ma vie, d'Olivier Tallec, chez Flammarion, peut-être parce qu'il s'adresse plutôt aux vraiment petits, dans un style léger et drôle, et de jolies illustrations. Question d'âge sans doute.

519TfXrLlaL._SS500_.jpg

 

Le petit Gus en grandes vacances de Claudine  Desmarteau, chez Albin Michel, 2011,156 p.

Une écriture un peu trash, d'aucuns diront contemporaine. Un regard assez acéré, mais poétique, à sa façon,  d'un pré-ado sur le monde des adultes. Je ne partage pas l'avis d'un critique littéraire d'un hebdomadaire culturel  qui fait de Michel, le "Michouchou à sa maman", un nouveau petit Nicolas.Un cousin moderne plus sûrement.

  petit-gus-en-grandes-vacances.jpg

Et ce dimanche, je viens - enfin - de terminer Vango. A lire absolument : Histoire avec un grand H, action, amour, suspense, font de ce roman un régal pour les plus grands de nos collégiens (de sucroît le roman se situe dans l'entre deux guerres mondiales) et me donnent une furieuse envie de connaitre  la suite...

vango-tome-1-entre-ciel-et-terre-M39431.jpg

Repost 0
10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 20:05

Vendredi 10 février

 

Ne pas se fier aux apparences, le Printemps arrive...

printemps-des-poetes-2012.jpg

Alors pour patienter, une mise en bouche trouvée sur le site officiel, qui fait écho à des conversations récentes et très différentes...

 

Complainte du poussin

 

J'ai une mère poule
et un père moule

Elle est toujours angoissée
lui toujours assoiffé

Ma mère en fait trop
mon père pas assez

Elle nous surveille sans cesse
il nous délaisse

Pendant qu'elle nous raisonne
il claironne

Elle porte un tablier gris
lui un gilet de dandy

Quelle mésalliance
Mais depuis l'œuf
j'ai appris à m'en sortir

 

Michel Besnier, 2004

Repost 0
2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 10:14

  Vendredi 2 décembre

 

Cela fait une éternité que ce livre attend  injustement son tour ! L'un  des contes, dont la lecture peut se faire indépendamment des autres, est certainement l'une de mes lectures préférées de l'année et a eu un gros succès auprès des 6è ! Raconté pendant l'heure du conte, ma collègue et moi avons fini par l'adopter, le raconter en boucle, le conter en jouant, moi maladroitement des mots, elle de son accordéon dont le son se prête merveilleusement bien à cette folle histoire de pirates et de boussole !

De l'aventure, du récit de voyage, du fantastique, de l'humour, le tout très court !  A lire absolument : La boussole folle, pages 75 à 96 ; je n'en dis  pas plus... Une autre perle, le  reste plus "ordinaire" mais attention, de qualité, fond et forme ! Et je ne parle même pas des illustrations !

Benoît et Emmanuelle de Saint Chamas et François Roca, Les contes de la cave, Seuil Jeunesse, 2003.

 

rocacave

 Le résumé sur Ricochet.

NOVEMBRE-2011-3990--800x500-.jpg

Repost 0
23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 06:07

Mardi 22 novembre

 

Gallimard, Folio Junior, 2010 ; 184 p. ; illus. n. b.

 

Je l'entends d'ici : "Encore"  ! Encore un : un roman animalier, un roman de Michaël Morpurgo, un autre de mes écrivains jeunesse préférés qui écrit beaucoup autour de l'histoire, de la mémoire, des générations, de la transmission, de la solidarité, de l'amour et de l'amitié, entre et avec humains et animaux  !Hé bien, oui, c'est comme ça !

9782070620005.jpg

 

Patrick a 10 ans et son humeur est bien morose : il vient de se mettre « sur la touche » après avoir laissé passé un but qui fait perdre à l'école la finale de la Coupe de foot. Cela n'aurait pas dû arriver, mais il s'est laissé distraire par une crécerelle qu'il observe chaque jour. Une seconde a suffi ! Ce matin, il est en plus en retard pour l 'école et il aperçoit le long du canal ce maudit cygne qui lui barre le chemin une fois encore ! Bref tout va mal ! Il se demande comment il va pouvoir passer lorsqu'il aperçoit dans l'eau une poche de plastique verte qui semble vivante : des cris et des mouvements s'en échappent ! Il saute à l'eau et sauve de la noyade cinq chiots ! Fêté en héros par l'école, il ne désire rien d'autre qu'adopter l'un des petits lévriers, ce que lui refusent ses parents de puis toujours... « Il en aima un plus que les autres... Mais ce n'est pas tant son aspect qui lui importait. Il l'aima parce que dès qu'il mettait sa main dans la boîte, le chiot fauve arrivait en le regardant, presque en lui parlant avec les yeux, Patrick comprit que c'était celui qui avait le plus besoin de lui... Patrick savait que le petit chien écoutait chaque mot, croyait ce qu'il disait, lui faisait aveuglément confiance »... Et finalement, Patrick se réveille un samedi matin, avec, dans son lit, comme dans son rêve, Copain... Qui devient un chien d'une beauté, d'une grâce et d'une puissance exceptionnelle"...

Hélas volé, il devient champion de course de lévriers pour un éleveur cruel, mais dont la belle-fille Becky, prend soin des chiens. Et il n'est pas au bout de ses aventures, car confié à Jo, propriétaire du Patatobus, il est bientôt la mascotte de toute une ville. Michaël Morpurgo connaît merveilleusement bien les animaux et il en parle, et les fait parler tout aussi bien ! Car Copain, devenu Eclair puis Paddywack (les chats ont 7 vies, les chiens en au moins 3 !), raconte aussi sa version de l'histoire : il a son opinion sur les humains en général et ses maîtres successifs en particulier, dont il se souvient parfaitement (mieux que ces derniers !). Il y a toujours beaucoup d'émotion (du vécu !), comme toujours on verse quelques larmes...

A lire absolument, Le roi de la forêt des brumes, Le royaume de Kensuké, Hosakaï, le vieux fou de dessin, Le lion blanc, et aussi Le secret de grand-père, Cheval de guerre et tous ceux que je n'ai pas lu...

 

Voir Ricochet.

Repost 0
19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 10:25

Dimanche 20 novembre

 

On y va si on peut, du 30 novembre au 5 décembre, c'est pas loin, c'est à Montreuil, dans le neuf - trois, et c'est du plaisir en barres...

affiche.gif

Demandez le programme : "Un programme totalement européen décliné en 7 nouveaux pôles artistiques dédiés à la diversité des genres et des formes de création.
• Une escale littéraire et artistique au Mexique.
• Des illustrateurs qui exposent leur vision du cirque.
• Des rencontres avec des artistes d’Outre-mer.
• 9 nouvelles Pépites pour couronner les prix littéraires du Salon.
• Des nouveautés éditoriales présentées par 330 exposants… 

En 2011, les chemins pour découvrir et appréhender la littérature jeunesse sont tout autant nombreux que variés..."


Cliquez sur l'affiche et lisez la suite dur le site du Salon.

Repost 0
19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 03:50

Vendredi 18 novembre

 

Mourlevat, Le combat d'hiver, Gallimard, Pôle fiction Fantastique, 417 p. ; 2010

653342067

Je viens d'avaler le dernier bouquin de Mourlevat dont j'apprécie en général les romans. Un de mes préférés, d'ailleurs, tous auteurs confondus, est La ballade de Cornebique. 9782070555598.gif

Ce n'est pas le roman de l'année, mais assurément un bon récit sur un thème largement abordé en littérature de jeunesse. On ne va pas bouder son plaisir. C'est très bien écrit, bien construit, le suspens est - presque - garanti jusqu'au bout et malgré le sujet convenu, de nombreuses trouvailles rendent le récit original. On voit très bien d'ici la superbe adaptation cinéma qui pourrait en être faite : les descriptions hivernales des paysages et de la ville, les fameux combats du titre, les personnages fantastiques qui partagent la vie des hommes - consoleuses, hommes-chiens et hommes-chevaux - en seraient de parfaits ingrédients. Seule la dernière partie pêche : attendue, certes, mais rapide, un chouya invraisemblable. Mourlevat ne se préoccupe pas de cela (on se souvient du débat qui avait agité le Landernau éducatif lors de la sortiie de La balafre). La Révolution se met en place bien trop rapidement. Car c'est  (encore) de cela qu'il est question, mais aussi d'initiation.

On trouve des résumés partout, alors pour faire bref, dans un pays inconnu à une époque indéfinie, la Phalange a pris le pouvoir suite à un coup d'état et installé un régime dictatorial où règnent terreur, corruption, barbarie.

2 filles et 2 garçons (Helen, Milos, Bartolomeo, Milena, rien que leurs prénoms nous emmènent déjà loin...), internes, voire internés, dans un orphelinat, ne connaissant rien de leur passé, se rencontrent malgré le règlement qui l'interdit formellement. Le cachot et les privations sont là pour décourager toute tentative. Mais même dans les régimes les plus sévéres, les failles, toujours humaines, existent ! Cette rencontre, et les sentiments qui vont naître entre les jeunes gens, entraînent leur fuite. D'autres suivront. Obligés de se cacher, découvrant leur passé, ils s'engagent dans la résistance...

Amitié, amour, beauté (c'est la voix pure et le chant de Milena qui mènent à la révolte) liberté, solidarité, engagement, courage, intégrité (en un mot humanité ?) sont les thèmes majeurs du livre, à conseiller aux grands lecteurs, de 3è et plus, en raison de sa noirceur, de sa violence,  son pessimisme en dépit de la fin. A noter qu'il n'y a qu'un tome, ouf !

 

Le site de Jean-Claude Mourlevat, ici.

Repost 0
1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:00

Mardi 1er novembre

 

 

Comme d'habitude, je découvre la littérature de jeunesse 20 ans après sa sortie. Comme d'habitude, trouvé oublié sur les étagères poussiéreuses du CDI, le journal intime de Toni Bentley, publié en 1983 à l'Ecole des Loisirs, collection Médium.

Pour résumer, Toni Bentley est danseuse dans la célèbre et  adulée compagnie de danse de Balanchine, le New York City Ballet. Son journal intime, commencé  à l'hiver 80, alors qu'elle traverse une période difficile (carrière qui fait du sur-place, crise tardive d'adolescence, prise de conscience de la nécessité de faire enfin des choix  en adulte ?) raconte, au jour le jour,  dans un style léger, frais, drôle (c'est un authentique journal intime : il en a la forme, le style, avec ses défauts - mais aussi sa simplicité -  tant dans l'écriture que dans le quotidien répété) tout d'abord le quotidien d'une danseuse. Répétitions épuisantes, privations, difficultés matérielles, vie collective d'une compagnie, solitude profonde mais aussi représentations vues des coulisses ou du point de vue des danseuses. Elle y pose aussi les questions, de danseuse et de jeune femme, qui la tourmentent : être ou ne pas être une danseuse ? Vocation ou pas ? Danser et souffrir ? Aimer et être aimée ? Y a-t-il une vie pendant la danse ? ET après ? Elle dresse également le portrait de George Balanchine, le Maître incontesté, dont tous les danseurs servent inconditionnellement l'art (de ce point de vue, le récit de la grève est intéressant). Un journal que l'on peut donc conseiller aux jeunes filles (en général je refuse le "genre des livres", livres roses, ou  sur les chevaux, pour les filles par exemple, bleus pour les gars, mais bon, pour une fois) dans le cadre de l'autobiographie, ou pour les lectrices aguerries, pour changer des séries comme "Danse", tout près, et très loin des clichés sur la danse et les danseuses.


167 pages, réédition 1990.

 

Note : une citation, extraite du récit, sans auteur, affichée dans la salle de repos des machinistes : "Nous, les dévoués, dirigés par des ignorants, faisons l'impossible pour des ingrats. Il y a tellement longtemps que nous faisons tellement de choses avec si peu, que nous sommes désormais qualifiés pour faire n'importe quoi avec rien ! "

Repost 0
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 12:15

Vendredi 16 septembre

519QCDCEHQL._SL500_AA300_.jpg

 

Pendant les vacances, j'ai attaqué ce pavé, 488 pages, déniché au CDI, même pas d'images, une série (rédibitoire), et une première de couverture pas terrib', mais énigmatique ! Une histoire de rats ?

Les premières pages ne m'enchantent guère : un genre de saga médiévale teintée de fantaisy, dont l'action se situe dans une abbaye, Rougemuraille, habitée et défendue par une colonie de petits zanimaux, au demeurant fort sympathiques, mais dont le choix, significatif pour l'auteur, Brian Jacques, me semble critiquable ! Il a en effet dressé une galerie - une ménagerie ? - de personnages dont les personnalités sont déterminées par les caractéristiques, supposées, des animaux qui les incarnent !

Musaraignes héroïques de l'armée de l'Ugmuray (!) et leur fameux cri de guerre, "Duguduguduledugudu" , taupes sapeurs, lièvre glouton, moineaux zozotants, souris de cuisine ou de robe, campagnols, hérisson caviste, hibou poète, écureuils champions d'escalade, blaireaux cuirassés pour les gentils, corbeaux envahisseurs, fouines fourbes, belettes bêtes, rats vils, pour les méchants, en tête renard, le plus féroce, Salik le Barbare ! De son vrai nom Troussepoulet, mais c'est nettement moins glorieux pour un guerrier ! Ce Troussepoulet poursuit  un seul dessein : se venger des habitants de Rougemuraille responsables selon lui de la sale gueule qu'il arbore maintenant. Et surtout de Mathieu le Guerrier, qu'il hait encore plus que tout ! Son plan est simple : se faisant passer pour une troupe de saltimbanques, ses troupes et lui  parviennent à pénétrer dans les murs de Rougemuraille sans éveiller la méfiance des villageois, les droguent et enlèvent leurs petits, pour les emmener on ne sait vers quelle sombre destination. Malheur à lui et à sa bande de renégats si les petits zabitants les retrouvent, car les zenfants sont ce qu'ils on de plus précieux. Mattiméo est le fils de Mathieu.

Finalement, "Sus à l'ennemi", je m'y suis laissée prendre ! Le récit est bien ficelé et bien écrit, et compte même quelques jolies trouvailles d'écriture - la langue des Moinos, les chansons de Bébé Boule !  Ensuite les rebondissements se succèdent à grande vitesse, dans une succession de chapitres relativement courts, avec cependant une petite difficulté, les fréquents changements de narrateurs. D'ailleurs on imagine bien une adaptation animée : vachement mieux que Walt Disney ! Les personnages ont beaucoup de psychologie pour des bêtes, et l'humour est omniprésent, principalement en la personne de Basile Lièvre-Cerf, brigadier en retraite, fort en gueule, doté d'un appétit pantragruélique que seul Hubert le hibou peut concurrencer. Les gentils sont solidaires et braves, mais connaissent pour certains des moments d'abattement de de faiblesse, les enfants grandissent à travers les épreuves de leur captivité et les méchants le sont pour de vrai ! Il y a bien quelques morts (beaucoup), la fureur guerrière se déchaîne lors du dénouement, mais les banquets sont ripailles, le porto de betterave, la bière d'octobre, le vin de sureau et la crème de cassis coulent à flots, et les inventions gastronomiques de la cuisine trappiste sont un régal pour nos papilles intellectuelles ! Euh, de la littérature de jeunesse ? Au final,  ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants ! A suivre ! Un (gros) moment de plaisir. A noter que l'on peut lire les différents épisodes séparément (qui sont au moins 11 !). Ouf !

Repost 0
25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 10:10

Lundi 25 juillet

AVRIL-2011-4292--800x517-.jpg

 

Couv-Mathieu-Venon.jpg

 

Repost 0
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 11:56

Mercredi 20 juillet

 

lavieetmoi.jpg

 

Pico Bogue, une tignasse rousse et Ana Ana, blonde ! La légereté du trait et les têtes échevelées équilibrent le poids des problèmes philosophiques qui taraudent Pico ! Ce dernier a la langue bien pendue, pose sans cesse des questions auquelles il finit par répondre lui-même et avoir ainsi le dernier mot ! Sa petite soeur n'est pas en reste ! Les parents ramassent ! C'est drôle ou pas ! En effet, certains collégiens adorent, d'autres trouvent  ça complètement nul ! Et pourtant tous fans de Titeuf !  Mais sans comparaison ! A vous de décider !

Repost 0

Juke-box

Recherche

Archives